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Epidémie de choléra au Bénin

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Epidémie de choléra en Afrique de l'OuestUne épidémie de choléra, qui sévit dans le sud du Bénin depuis début juillet, a provoqué la mort de neuf personnes sur les 459 cas dénombrés jusqu’à présent, a appris l’AFP mardi 18 octobre auprès du Ministère de la Santé.

« Le Sud Bénin est confronté depuis le mois de juillet dernier à une épidémie de choléra, que nous gérons en tenant compte des expériences tirées des épidémies passées », a déclaré à l’AFP le docteur Laurent Assogba, directeur national de la protection sanitaire au Bénin.

« Ces dernières années, le Bénin a connu des épidémies de choléra meurtrières, aggravées par l’inexistence d’une banque de données concernant cette affection », a-t-il précisé.

Fin septembre, l’OMS s’est déclarée « très préoccupée » par l’épidémie de choléra sévissant cette année dans huit pays de l’Afrique de l’Ouest (dont notamment le Sénégal et la Guinée-Bissau), avançant le chiffre de 46 000 cas répertoriés depuis le début de la saison dans cette région et un bilan de 800 morts.

En raison de l’abondance inhabituelle des pluies, une résurgence de la flambée de choléra est apparue depuis janvier au Sénégal, surtout à Dakar, en causant plus de 23 000 cas dont 303 mortels, puis en Guinée-Bissau, en Mauritanie, en Guinée, au Burkina-Faso, au Niger, au Bénin et au Mali.

Très contagieux, le choléra se transmet notamment par l’eau ou des aliments souillés via une bactérie qui se propage dans le système digestif. Les symptômes sont de violentes diarrhées, avec parfois des vomissements qui provoquent une forte déshydratation, pouvant être fatale faute de traitement. Au cours d’une épidémie, l’administration d’un liquide de réhydratation orale suffit dans 80 à 90% des cas. Dans les cas graves, un antibiotique efficace peut réduire le volume et la durée de la diarrhée.

Souvent dépassées par les nombreuses urgences sanitaires, les autorités locales « tendent à oublier l’épidémie une fois qu’elle est terminée » et la maladie revient l’année suivante, selon un expert de l’OMS. Le taux de mortalité dépend du système de surveillance de la maladie et de l’accès que les malades peuvent avoir aux centres de soins. Il faut donc faire davantage en matière de prévention, d’éducation, d’hygiène, et d’accès à l’eau potable.

[Source: AFP, le 18 octobre 2005]

PS: Du coup, la vente de nourriture et de boissons dans la rue est interdite. Plus de gari, d’akassa ou de tchoukoutou dans les rues de Cotonou…

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