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La dette de 18 pays pauvres annulée

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Le 11 juin dernier, les ministres des Finances du G8 ont annoncé l’effacement immédiat de la dette multilatérale de 18 pays pauvres, pour un montant de 40 milliards $.

Pour rappel, le G8 est le Groupe des huit nations les plus industrialisées au monde: Etats-Unis, Canada, Japon, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie et Russie.

L’accord prévoit que 18 pays bénéficient immédiatement d’une annulation de leur dette envers le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD), qui s’élève à 40 milliards de dollars.

Ces 18 pays, de la catégorie des PPTE (les pays pauvres très endettés) sont le Bénin, la Bolivie, le Burkina Faso, l’Ethiopie, le Ghana, le Guyana, le Honduras, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. Dans les 12 à 18 prochains mois, neuf autres pays bénéficieront d’une mesure similaire, pour 11 milliards de dollars. Et 11 pays supplémentaires pourront bénéficier d’une annulation de 100% de leur dette, pour un montant de 4 milliards de dollars, une fois qu’ils auront rempli les critères nécessaires.

Au total, l’annulation de la dette pourra donc s’élever jusqu’à 55 milliards de dollars, dont 6 dus au FMI, 44 à la Banque mondiale et 5 à la BAD.

« Pour la première fois dans leur vie, 280 millions d’Africains se réveilleront demain sans devoir (…) le moindre penny de ce fardeau de la dette qui les handicape, ainsi que leurs pays, depuis si longtemps », a déclaré Bob Geldof, l’organisateur des concerts du Live 8 le 2 juillet.

A titre de comparaison, on rappellera que le seul budget militaire des pays du G 8 est de 700 milliards $ par an (le double de la dette totale africaine et, donc, 466 fois le montant de « l’aide » pour cette annulation).

La dette multilatérale du Bénin annulée en juin par le G8 se chiffre à près de « 432 milliards de francs CFA » (plus de 804 millions $), selon une source officielle. Selon des spécialistes béninois, si toutes les nations riches versaient les 0,7 pour cent depuis trois décennies, pour l’aide au développement, les pays pauvres auraient investi davantage de ressources dans la santé et l’éducation, en réglant plus de problèmes que maintenant. Ils disent espérer que les nouvelles promesses d’accroissement de l’aide, annoncées par les dirigeants des pays industrialisés, George W. Bush notamment, apporteront de « vraies ressources nouvelles ». Car la seule annulation de la dette n’est pas une panacée en Afrique.

Sources: Inter Press Service (Johannesburg), Le Nouvel Observateur (France)

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