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Le Burkina se dote d’un modèle "Reduce/Alive "

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« Reduce / Alive » est un outil de l’OMS pour sensibiliser les autorités des pays concernés par le manque de soins maternels et infantiles. Il permet de calculer les risques encourus si rien n’est fait: décès maternels et infantiles, mais aussi baisse de productivité d’un pays, etc… Un outil de projection dans le futur (2015) utile pour prendre conscience. Son utilisation vient d’être annoncée par le Burkina. A quand au Bénin?

Le Burkina se dote d’un modèle Reduce/Alive

Le Burkina Faso a désormais un modèle reduce/Alive pour une maternité à moindre risque. Cet outil a été présenté au cours d’une session de plaidoyer test, le vendredi 19 août, par la Direction de la santé de la famille (DSF) à Ouagadougou.

Le gouvernement burkinabè investit « déjà plus de 11 % de son budget national dans la santé », selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Jean Gabriel Ouango.


Le modèle « reduce/Alive » est un outil qui permet à partir des données disponibles sur la morbidité maternelle et infantile de faire des estimations sur les décès maternels et néonatals, les invalidités des mères et les pertes de productivité pour le pays. Son objectif est de présenter les conséquences humaines et économiques de la mortalité et morbidité maternelle et néonatale tout en utilisant des données sanitaires et économiques d’un pays donné, en vue d’aboutir à son développement. Cette approche appliquée au cas du Burkina Faso permet de constater qu’en cas d’intervention, le ratio de mortalité maternelle qui est de 484 décès pour 100 mille naissances vivantes de nos jours sera réduit de 75 % d’ici à 2015. Par contre, en cas d’inobservation de mesure, 45 000 femmes perdront la vie entre 2004 et 2015 au Burkina Faso au cours de la grossesse, de l’accouchement ou dans les 42 jours qui suivent. Pour cela, comme l’affirmerait un adage : « le monde doit sauver la femme pour que les femmes sauvent le monde ». Mais comment réussir le pari de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale de 75 % d’ici 2015 quand on sait que toutes les 3 heures, une femme burkinabè meurt des suites des complications de grossesse ainsi que sept (7) nouveaux nés ? Cette situation se traduisant en termes économiques par une faible productivité de 121 milliards de F CFA pour le Burkina, il faut : un engagement politique soutenu et constant, une priorité à la mère et à l’enfant, un accroissement des ressources ainsi qu’une mise en œuvre efficace et efficiente des projets et programmes de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

L’atelier national d’élaboration du modèle reduce a quant à lui, recommandé entre autres le relèvement du budget alloué à la santé à 15 % du budget national à partir de 2007, l’attribution d’une part importante du budget santé maternelle et néonatale, la mise en place des structures des soins obstétricaux d’urgence etc…

La coalition de 20 partenaires qui a été constituée pour mettre en œuvre le modèle Reduce/Alive travaillera à mener dans les semaines à venir des actions visant à sensibiliser davantage les décideurs sur le drame de la mortalité maternelle et néonatale et sur la nécessité de dégager plus de ressources pour sa réduction. Voilà pourquoi le secrétaire général du ministère de la Santé, Jean Gabriel Ouango, a, tout en félicitant les acteurs qui ont œuvré à la l’élaboration de modèle Reduce/Alive Burkina, insisté sur la nécessité de promouvoir la bonne santé maternelle et infantile.

Article publié par Sidwaya le 20 août 2005

Nadoum S. COULIBALY Z. Serge T. OUEDRAOGO

site de Sidwaya

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