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Liberté de la presse en Afrique

| Un commentaire

classement mondial de la liberté de la presse 2005Au terme du dernier classement mondial de la liberté de la presse 2005 de Reporters Sans Frontières, le Bénin vient d’être classé 1ère nation africaine et 25ème au monde où la liberté de la presse est respectée. Surclassant des pays comme la France (30e), l’Espagne (40e), l’Italie (42e) ou encore les Etats-Unis (44e)!!!

Ce classement confirme celui de 2002 où le Bénin fut distingué comme le premier pays africain où les journalistes ne sont pas battus, enlevés, pourchassés ou persécutés. Nous ne pouvons que saluer cette performance. Les médias et journaux béninois sont désormais conscients que leurs efforts ne sont pas vains. Ils s’engagent à sauvegarder ce précieux acquis, à le consolider en faisant prendre davantage de responsabilité à la presse béninoise pour justifier une plus grande liberté et un épanouissement total. La démocratie béninoise n’en sera que plus rayonnante.

Deux facteurs d’amélioration en Afrique

De nouveaux Etats africains gagnent des places chaque année. Deux facteurs contribuent à faire entrer des pays autrefois tourmentés dans la première moitié du classement :

  • la lutte contre l’impunité,
  • la suppression des peines de prison pour des délits comme la diffamation ou la publication de fausses nouvelles.

Les mauvais élèves

Reporters Sans FrontièresEn queue de peloton, la Corée du Nord (167e et dernière position), l’Erythrée (166e) et le Turkménistan (165e) constituent de véritables trous noirs de l’information. Dans ces pays, la presse privée n’existe pas et la liberté d’expression est nulle. Les journalistes des médias officiels ne font que relayer la propagande de l’Etat. Tout écart est sévèrement réprimé. Un mot de trop, un nom mal orthographié, un commentaire qui s’écarte de la ligne officielle peuvent conduire un journaliste en prison ou attirer sur lui les foudres du pouvoir. Harcèlement, pressions psychologiques, intimidations et surveillance permanente sont alors de mise.

Une autre bonne nouvelle

Cependant, ce classement tord le cou à la théorie selon laquelle le développement économique est un préalable indispensable à la démocratisation et au respect des droits de l’homme. Si la tête du classement est très largement occupée par des Etats riches, plusieurs nations très pauvres (dont le PIB par habitant ne dépassait pas, en 2003, 1 000 dollars) figurent dans les soixante premiers. C’est le cas du Bénin (25e), du Mali (37e), de la Bolivie (45e), du Mozambique (49e), de la Mongolie (53e), du Niger (57e) et du Timor-Leste (58e).

Pour plus d’information sur la profession de journaliste en Afrique, consultez l’article du magasine Afrique Renouveau de l’ONU daté de Julliet 2005: Les médias africains militent en faveur d’une plus grande liberté

Un Commentaire

  1. Bonjour,
    Un ami africain français, Kodjo KAMA, écrivain habitué de présenter des conférences sur le développement et la scolarisation en Afrique, d’animer des échanges sur ce sujet, recherche des associations acceptant de l’accueillir ce qui lui permettrait de présenter son dernier livre.
    Merci de me transmettre les coordonnées d’associations varoises intéressées par sa participation bénévole lors de journées portes ouvertes.
    Françoise NOIREAU 04 94 58 11 17 / 08 74 52 58 51 / 06 09 12 03 74
    ou de préférence : Kodjo KAMA 06 61 33 32 72

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