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Mois de la Solidarité Sanitaire au Bénin

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A l’occasion du lancement du « Mois de la Solidarité Sanitaire », l’actuel ministre de la Santé Publique du Bénin, Dorothée Akoko KINDE-GAZARD, s’est exprimée dans une lettre ouverte à tous les béninois. Cette déclaration montre clairement la volonté du gouvernement béninois d’améliorer la situation sanitaire du pays et les actions concrètes qui vont avoir lieux. En voici la retranscription:

Dorothée Akoko KINDE-GAZARDDéclaration du Professeur Agrégé
Dorothée Akoko KINDE-GAZARD,
Ministre de la Santé Publique de la République du Bénin

Cotonou, le 30 juin 2005

Simone de Beauvoir disait :
« Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaires ».

Chers compatriotes,
Béninoises et Béninois de tout âge, de toute catégorie socioprofessionnelle, de tout bord politique,
Mesdames, Messieurs,

La situation sanitaire de notre pays s’est considérablement améliorée ces quinze (15) dernières années, grâce aux efforts de nos dirigeants et à l’apport appréciable de nos partenaires. Ces efforts se traduisent entre autres par la construction et l’équipement de nouvelles infrastructures sanitaires et par le renforcement des Ressources Humaines. Dans le cadre de son Programme d’Actions, le Gouvernement du Général Mathieu KEREKOU a mis un accent particulier sur la lutte contre trois maladies dites prioritaires: le Paludisme, le Sida et la Tuberculose.

Cette volonté du Gouvernement de réaliser à terme les Objectifs du Millénaire pour le Développement s’est traduite dans les faits par des actions concrètes relevant de la réduction de la pauvreté. En effet, pour ce qui concerne le Paludisme, notre pays a subventionné progressivement depuis 2001, le prix de cession de la moustiquaire imprégnée, aujourd’hui principal mode de prévention de cette maladie. Ainsi, de 2001 à 2005, le prix de cession des moustiquaires imprégnées est passé de 3 600 à 1 000 francs CFA aujourd’hui pour le grand public, et 500 franc CFA pour les femmes enceintes dans les formations sanitaires.

Ces efforts du Gouvernement, appuyé par ses partenaires, ont permis d’atteindre des performances de référence, dans le cadre de la lutte contre le Paludisme au Bénin:

  • Aujourd’hui, 37,5% des enfants de moins de cinq ans dorment sous moustiquaire imprégnée contre 4,4% en 2001,
  • Aujourd’hui, 35,6% des femmes enceintes dorment sous moustiquaire imprégnée contre 3,8% en 2001,
  • 51,54% des femmes enceintes observent avec bonheur la chimioprophylaxie contre 43,3% en 2001.

Malgré ces efforts certes méritoires et même reconnus et salués par nos partenaires, des centaines de milliers d’entre nous subissent encore malheureusement les affres de cette maladie mortelle.

Pour ce qui concerne la lutte contre le Sida, des efforts ont été également entrepris dans le cadre de la sensibilisation, du dépistage et de la prise en charge des malades. Oui, chers frères et soeurs. Le Sida existe bel et bien au Bénin. Aujourd’hui en effet, le nombre de séropositifs confirmé est de 71 950. Parmi eux, 2767 personnes vivant avec le VIH/Sida sont gratuitement prises en charge et reçoivent des Anti Rétro Viraux. Ainsi, il reste donc encore à réaliser :

  1. la poursuite et l’intensification des campagnes de sensibilisation des populations pour un changement de comportement,
  2. l’augmentation du nombre de personnes dépistées,
  3. la prise en charge gratuite d’ici à la fin de l’année 2005, de plus de 3 000 personnes vivant avec le VIH/Sida.

Avec le VIH, la Tuberculose, maladie opportuniste du Sida, a malheureusement fait un retour remarqué parmi les maladies les plus préoccupantes dans notre pays. Les besoins en antibiotiques spécifiques se sont ainsi accrus, amenuisant considérablement les stocks que nos centres de traitement mettent gratuitement à la disposition des malades.

Mesdames, Messieurs,
Chers compatriotes,

Pour réaliser toutes ces actions, il faut des moyens; et l’aide extérieure ne peut venir qu’en appoint à l’effort national, individuel et collectif.
C’est pourquoi mon département a initié une action approuvée par le Gouvernement, qui consacre ainsi le concept de la solidarité nationale sans laquelle aucun développement n’est véritablement possible. Ainsi, du 1er au 31 juillet 2005, le « Mois de la Solidarité Sanitaire » et du premier Téléthon que notre pays organise, chacun d’entre nous a la possibilité de mesurer son patriotisme et de tester sa sensibilité à la solidarité. Le Téléthon est une action de solidarité et de soutien à une cause noble à caractère communautaire et humanitaire qui a fait ses preuves sur tous les continents. Chacun d’entre nous contribuera, symboliquement ou substantiellement pour participer à ce formidable moyen de financement. Le « Mois de la Solidarité Sanitaire » et du Téléthon nous concernent tous.

Mesdames, Messieurs,
Opérateurs économiques,
Membres de la société civile,
Leaders religieux et politiques,
Jeunes gens et jeunes filles,
Nantis et moins riches,

Contribuez généreusement, apportez vos dons quels qu’ils soient sur les stands du Ministère de la Santé Publique, du stade de l’amitié, de la place du Souvenir tous les jours. Vos dons peuvent également être reçus dans les banques, dans certains supermarchés, pharmacies, etc… Dans les départements, les collectes seront coordonnées par nos Directions Départementales de la Santé Publique, avec le soutien des élus locaux.
Tous les dons seront publiés dans la presse et sur le site Internet du Ministère de la Santé Publique. Les fonds collectés seront sécurisés, sous le contrôle de professionnels des finances et d’huissiers de justice.

Grâce à vos dons, ce « Mois de la Solidarité Sanitaire » marquera définitivement un tournant dans notre système sanitaire et consacrera la solidarité et le patriotisme de tous ceux qui auront contribué.

Donnons pour sauver !

Je vous remercie

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