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Mutilations génitales dans 16 pays d’Afrique

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Logo de Population and Health InfosharePopulation and Health Infoshare a publié une étude comparative approfondie sur la pratique des mutilations génitales, basée sur une vingtaine de sondages démographiques et de santé effectués de 1989 à 2002 dans 16 pays d’Afrique.

Ce rapport montre notamment que la pratique varie énormément d’un pays à l’autre : de la «simple» entaille visant à verser quelques gouttes de sang, ne laissant pas de dommage permanent et ne présentant pas de risque pour la santé des femmes, à l’infibulation complète (qui implique l’ablation totale du clitoris et des petites lèvres, suivie de la suture des grandes lèvres), opération causant souvent des infections mettant en danger la vie des femmes, laissant de grandes cicatrices et empêchant une vie sexuelle normale.

Drapeau du BéninOn y apprend que le Bénin est l’un des pays d’Afrique où le taux de mutilation génitales féminines est le plus faible. Sur les 6219 femmes enquêtées en 2001, 1047 ont déclaré avoir été excisées, soit une proportion de 17%. Ce chiffre est à mettre en balance avec les 8 pays où la pratique de tels actes concerne plus entre 70% et 97% des femmes. Au Bénin, comme en Côte d’Ivoire et au kenya, certaines ethnies ne pratique peu ou pas du tout les mutilations (Fons, Adja…). 70% des femmes l’excision a eu lieu avant l’âge de 8 ans et 7% des femmes ont été excisées tardivement après l’âge de 13 ans.

Le Bénin se démarque aussi sur le rejet de ces pratiques par les femmes béninoises: 76% d’entre elles souhaitent stopper définitivement les mutilations génitales, et seules 5% souhaitent perpétuer la tradition (données de 2001). Au Bénin 42% des femmes pensent qu’il n’y a aucun avantage pour une fille à être excisée. A l’opposé, 9% ont déclaré que l’excision procurait une certaine reconnaissance sociale et 4% pensent que c’est une nécessité religieuse.

Ce rapport révèle également les changements dans les pratiques au cours des ans : dans de nombreux pays, l’excision concerne des filles de plus en plus jeunes, et est de plus en plus pratiquée par le personnel médical.

N’hésitez pas à lire les rapports complets:

  • Female Genital Cutting in the Demographic and Health Surveys: A Critical and Comparative Analysis (en anglais, mais très intéressant) sur www.measuredhs.com.
  • le chapitre sur l’excision de l’Enquête Démographique et de Santé (en français cette fois!).

Sources : Population and Health Infoshare et Penelopes.org

Un Commentaire

  1. Article très intéressant! C’est toujours triste de voir qu’en 2006, certain pratiquent encore ces atrocités…

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