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Qu’est-ce qui tue 1 400 femmes par jour ?

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La grossesse et l’accouchement !

Chaque jour, 1 400 femmes et filles meurent de complications liées à la grossesse

Les complications liées à la grossesse sont la cause la plus fréquente de décès chez les femmes et les filles des pays en développement, a déclaré l’UNICEF. Pour l’organisation, ces « statistiques scandaleuses montrent que les femmes et leurs droits restent les victimes de la discrimination et de l’apathie générale ».

« Le même nombre de femmes est décédé hier et le même nombre mourra demain – la plupart d’entre elles en silence, a déclaré Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF. A l’occasion de la Journée internationale de la femme, nous prenons la parole au nom des femmes et des filles qui ne sont plus là pour témoigner et de leurs enfants orphelins. Nous prenons la parole au nom des femmes et des filles qui luttent contre la mort en ce moment même, de celles qui n’ont pas accès à l’éducation, et des millions de femmes victimes de l’exploitation ou de la discrimination. »

« Nous sommes là pour dire qu’à notre époque, plus aucune femme ne devrait avoir à se battre pour l’égalité et le respect. Aucune femme ne devrait être pénalisée parce qu’on lui a refusé l’accès à l’éducation. Et aucune femme, aucune fille ne devrait encore mourir en couches. »

L’UNICEF a rappelé que plus d’un demi-million de femmes et de filles meurent chaque année de cette manière. En Afrique sub-saharienne, par exemple, une femme sur 13 risque de mourir lors de l’accouchement ou peu après. Dans les pays industrialisés, ce risque n’est que de 1 sur 4 085.

A eux seuls, les décès maternels ne révèlent pas l’ampleur de la tragédie. En réalité, pour chaque femme qui meurt de complications liées à la grossesse, 30 autres souffrent d’infections ou subissent des blessures ou des handicaps qui sont rarement soignés et dont on ne parle même pas. Aujourd’hui, quelque 300 millions de femmes, soit un quart des femmes vivant dans les pays en développement, ont connu des problèmes qui ont profondément changé leur vie pendant la grossesse ou l’accouchement.

L’UNICEF a précisé que l’amélioration de l’accès aux soins obstétriques d’urgence est le moyen le plus efficace de réduire le nombre de décès maternels.

Dans quelques pays en développement, des partenariats élargis et un engagement politique soutenu en faveur des soins obstétriques d’urgence ont permis de sauver des vies sans occasionner de frais exorbitants. Le Honduras a réduit de près de 40 pour cent son taux de mortalité maternelle en investissant dans les soins d’urgence aux femmes enceintes. En Egypte, l’aide fournie par l’UNICEF et ses partenaires a permis de réduire encore plus la proportion de décès maternels, et cela grâce aux soins d’urgence.

Source : Nations Unies

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