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Sida au Bénin, une politique exemplaire

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Le sida en Afrique - AIDS in AfricaAvec ses 7,5 millions d’habitants, le Benin est un des pays les plus pauvres de la planète. Dans le classement de l’ONU, l’ancien Dahomey occupe le 158e rang mondial sur 173 pays classés. Son PIB par habitant est à peine supérieur à 1 euro par jour. De plus, il fait partie de la catégorie des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés).

A Cotonou, comme partout ailleurs en Afrique subsaharienne, l’infection par le VIH a atteint « un stade d’épidémie généralisée », selon les données officielles. Avec un taux de prévalence recalculé récemment à 2% pour l’ensemble du pays, le Bénin fait cependant partie des pays relativement épargnés par la maladie. Les spécialistes comptent actuellement près de 72000 personnes infectées.

Malgré un système de santé embryonnaire et des moyens financiers limités, le Bénin réussit mieux que d’autres pays africains : plus de 40% des malades nécessitant un traitement sont pris en charge par le système national (5500 sur 13000). Un score au-dessus de la moyenne africaine (moins de 10% en Afrique du Sud). De nombreux problèmes subsistent, à commencer par le suivi biologique des malades, qui réclame des équipements d’analyse rarement disponibles hors des centres hospitaliers des grandes villes. Le pays est de plus transpercé par le « corridor de la mort ». Cet axe routier reliant Abidjan, en Côte d’Ivoire, à Lagos, au Nigeria, voit passer près de 17 millions de personnes par an. Avec son cortège de prostituées et de commerçants, il connaît une prévalence supérieure à la moyenne nationale.

Chiffres de la prévalence du SIDA en AfriqueAvec un médecin pour 23000 habitants, le pays est en dessous des normes minimales préconisées par l’OMS (un médecin pour 10000 habitants). Beaucoup de cadres médicaux africains quittant leur pays d’origine. Malgré ces handicaps, le Bénin s’est fixé un objectif ambitieux : atteindre l’accès universel pour 12000 malades d’ici 2010. Le pays dépend presque totalement des financements internationaux, des fondations d’entreprise et de l’action des ONG.

D’ailleurs, la mise en place des trithérapies a démarré en février 2002 et elle a été déclarée gratuite en décembre 2004 (sachant que le coût d’une trithérapie est de 1 euro par jour). Une quarantaine de sites dédiés au VIH quadrillent le pays, mais seulement 122 médecins ont été formés à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.

La solution semble avoir été trouvée par Michèle Barzach, l’ancienne ministre de la Santé (aujourd’hui présidente de la fondation GlaxoSmithKline), qui milite pour des projets combinant les financements privés à des associations et des structures de soins publiques ou parapubliques. Comme dans la clinique Louis-Pasteur à Porto Novo où le CHU de Besançon s’est mobilisé pour permettre à une trentaine de patients d’avoir accès au traitement.

[Source: Les Echos]

Un Commentaire

  1. vous pouvez pas mes répondre sil vous plait a ma question pour aï -t-il plus de sida en Afrique que dans le monde? et si vous pouvez mette les image merci beaucoup je m’intéresse énormément sur le sida en Afrique et plus j’aimerai être dans les association pour aides les jeunes qui sont atteins de sida

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