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1000 nouveau-nés meurent chaque jours en Afrique

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Bébé et son papa (c)blackwize"Plus d’un million de bébés africains meurent dans le mois qui suit leur naissance. C’est le triste constat d’un rapport de l’OMS, publié ce mercredi 21 novembre 2006. En Afrique, la situation est dramatique: environ 300.000 nouveau-nés meurent chaque année quelques heures seulement après leur arrivée au monde.

Cependant, pour la première fois depuis les années 1980 un nouveau rapport fait état d’amélioration en matière de survie des enfants en Afrique.

Le rapport est formel: de nombreux enfants en bas âge en Afrique meurent d’infections qu’on peut, pourtant, prévenir facilement et à peu de frais. De plus, les statistiques indiquent que même dans les pays africains les plus pauvres, des investissements dans les domaines des soins prénataux et pour les nouveau-nés permettraient de réduire le taux de mortalité de façon substantielle.

Pourtant, avec 1,39 dollar (environ un euro) par personne, 800.000 nourrissons pourraient être sauvés chaque année, observe le Partnership for Maternal, Newborn & Child Health, une coalition rassemblant instituts de recherche, gouvernements et institutions comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le rapport révèle que les deux tiers des décès de nouveau-nés en Afrique subsaharienne pourraient être évités si 90% des femmes et des bébés bénéficiaient d’interventions sanitaires praticables et peu-coûteuses. Il s’agit notamment de vacciner les femmes contre le tétanos, d’assurer la présence d’accoucheurs expérimentés, de traiter rapidement les infections du nouveau-né et d’apprendre aux mères à appliquer des mesures d’hygiène appropriées, à dispenser à leurs bébés la chaleur dont ils ont besoin et à les allaiter.

Couverture du Rapport "Opportunités pour les nouveau-nés africains"

Les infections, la prématurité et une détresse respiratoire sont les trois principales causes du décès d’un nouveau-né. Les enfants de faible poids sont particulièrement vulnérables. Dans la plupart des cas, leur poids est dû à une mauvaise croissance in utero, généralement à cause de la mauvaise santé de la mère. Les auteurs avertissent que les occasions de sauver des vies de nouveau-nés à l’intérieur de programmes existants sont souvent manquées: par exemple, si les deux tiers des femmes en Afrique reçoivent des soins prénatals, elles ne sont que 10% à bénéficier d’un traitement préventif contre le paludisme et 1% seulement des mères vivant avec le VIH se voient administrer le traitement recommandé pour prévenir la transmission mère-enfant du VIH/SIDA.

Intitulé « Opportunités pour les nouveau-nés africains« , le document se base sur des données provenant de 46 pays et dresse un tableau sombre, avec une moyenne de 41 décès pour 1.000 naissances, un taux identique à celui de l’Angleterre il y a un siècle.

L’assistance est particulièrement cruciale: en effet, plus de la moitié des bébés africains décédant à la naissance le font à la maison, n’arrivant même pas jusqu’à un hôpital. Dans certains pays, comme l’Ethiopie, les mères ont accouché chez elles dans 95% des cas de décès du nourrisson. Moins de la moitié des Africaines font l’objet de soins appropriés pendant l’accouchement ou après la naissance de leur enfant.

Un Commentaire

  1. j’ai besoin de taux de prévalence des infections néonatale

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