A Kokoro, une matronne fait office de sage-femme bien qu'elle n'en ai pas les compétences. Elle aide les femmes à accoucher à domicile contre service-rendu ou troc. Etant bénévole, elle ne peut pas se consacrer à cette occupation à plein temps. Comme la plupart des villageois, elle doit aussi cultiver ses terres quotidiennement.
Actuellement, environ la moitié des accouchements sont à complication. Le matériel de la matronne est limité : 2 paires de ciseaux, 2 pinces, 1 plateau et de l'alcool. En outre, elle n'a aucun de moyen de locomotion et doit emprunter les taxi-motos du village (quand ils sont disponibles) pour se rendre au domicile des mères.
N'ayant pas le matériel ni les locaux pour effectuer les accouchements à complication, elle doit les évacuer vers les maternités environnantes. Trois solutions s'offrent à elle :
Les tarifs d'un accouchement, les trajets en taxi trop onéreux et l'impossibilité de circuler la nuit (les chauffeurs refusent de circuler sur cet axe routier de 21H à 6H du matin en raison des coupeurs de route).
Ainsi, l'équipement sommaire de la matronne (pas même de spéculum ou forceps), et les trois solutions ci-dessus confirment que le projet de maternité à Kokoro n'est pas un luxe ou un confort, mais une réelle nécessité sanitaire.