Vaudou et prévention du SIDA au Bénin

Danses Vaudou

Lors de cérémonies Vaudou, les scarifications sont fréquentes, et les danses et entrées en transe sont souvent suivies d’orgies collectives. Les lames des couteaux scarificateurs passent d’une personne à l’autre, et les orgies sont pratiquées sans protection. La communauté Vaudou, par ces rites, est une des plus exposées au VIH.

Depuis septembre 2000, la Banque Mondiale a investi plus d’un milliard de dollars dans le programme MAP (Multi-country HIV/AIDS Program), qui tente d’aider 29 pays d’Afrique d’enrayer la pandémie.
Au Bénin, ce programme a impliqué les acteurs du Vaudou dans la prévention du SIDA. Avec les prêtres et prêtresses, des séances de sensibilisation et de dépistage ont été lancées à travers le pays. L’objectif est de sensibiliser les adeptes du Vaudou à l’usage du préservatif, et à un usage unique des lames. Les prêtresses ont même renoncé à l’utilisation des couteaux sacrés, utilisés pour certaines scarifications.

Danses Vaudou

Lors de cérémonies Vaudou, les scarifications sont fréquentes, et les danses et entrées en transe sont souvent suivies d’orgies collectives. Les lames des couteaux scarificateurs passent d’une personne à l’autre, et les orgies sont pratiquées sans protection. La communauté Vaudou, par ces rites, est une des plus exposées au VIH.

Depuis septembre 2000, la Banque Mondiale a investi plus d’un milliard de dollars dans le programme MAP (Multi-country HIV/AIDS Program), qui tente d’aider 29 pays d’Afrique d’enrayer la pandémie.
Au Bénin, ce programme a impliqué les acteurs du Vaudou dans la prévention du SIDA. Avec les prêtres et prêtresses, des séances de sensibilisation et de dépistage ont été lancées à travers le pays. L’objectif est de sensibiliser les adeptes du Vaudou à l’usage du préservatif, et à un usage unique des lames. Les prêtresses ont même renoncé à l’utilisation des couteaux sacrés, utilisés pour certaines scarifications.

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Après l’Asie… l’Afrique ?

Après l'Asie, place à l'émergence de l'AfriqueD’ici 2050, l’Afrique comptera 1,9 milliards d’habitants si la progression démographique est maîtrisée et 3 milliards dans le cas contraire selon les Nations Unies. Le continent devra faire face à de nombreux défis tels que la question alimentaire, les besoins en infrastructure ou encore les services de base (éducation, santé..). L’Afrique pourra-t-elle profiter de la croissance démographique qui a permis aux pays d’Asie d’impulser leur développement en un temps relativement court ? Le commerce des esclaves a freiné l’émergence d’une classe de jeunes actifs et affecté le potentiel humain alors que l’Europe connaissait un véritable boom démographique.

Après l'Asie, place à l'émergence de l'AfriqueD’ici 2050, l’Afrique comptera 1,9 milliards d’habitants si la progression démographique est maîtrisée et 3 milliards dans le cas contraire selon les Nations Unies. Le continent devra faire face à de nombreux défis tels que la question alimentaire, les besoins en infrastructure ou encore les services de base (éducation, santé..). L’Afrique pourra-t-elle profiter de la croissance démographique qui a permis aux pays d’Asie d’impulser leur développement en un temps relativement court ? Le commerce des esclaves a freiné l’émergence d’une classe de jeunes actifs et affecté le potentiel humain alors que l’Europe connaissait un véritable boom démographique.

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Sida au Bénin, une politique exemplaire

Le sida en Afrique - AIDS in AfricaAvec ses 7,5 millions d’habitants, le Benin est un des pays les plus pauvres de la planète. Dans le classement de l’ONU, l’ancien Dahomey occupe le 158e rang mondial sur 173 pays classés. Son PIB par habitant est à peine supérieur à 1 euro par jour. De plus, il fait partie de la catégorie des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés).

A Cotonou, comme partout ailleurs en Afrique subsaharienne, l’infection par le VIH a atteint « un stade d’épidémie généralisée », selon les données officielles. Avec un taux de prévalence recalculé récemment à 2% pour l’ensemble du pays, le Bénin fait cependant partie des pays relativement épargnés par la maladie. Les spécialistes comptent actuellement près de 72000 personnes infectées.

Malgré un système de santé embryonnaire et des moyens financiers limités, le Bénin réussit mieux que d’autres pays africains : plus de 40% des malades nécessitant un traitement sont pris en charge par le système national (5500 sur 13000). Un score au-dessus de la moyenne africaine (moins de 10% en Afrique du Sud). De nombreux problèmes subsistent, à commencer par le suivi biologique des malades, qui réclame des équipements d’analyse rarement disponibles hors des centres hospitaliers des grandes villes. Le pays est de plus transpercé par le « corridor de la mort ». Cet axe routier reliant Abidjan, en Côte d’Ivoire, à Lagos, au Nigeria, voit passer près de 17 millions de personnes par an. Avec son cortège de prostituées et de commerçants, il connaît une prévalence supérieure à la moyenne nationale.

Chiffres de la prévalence du SIDA en AfriqueAvec un médecin pour 23000 habitants, le pays est en dessous des normes minimales préconisées par l’OMS (un médecin pour 10000 habitants). Beaucoup de cadres médicaux africains quittant leur pays d’origine. Malgré ces handicaps, le Bénin s’est fixé un objectif ambitieux : atteindre l’accès universel pour 12000 malades d’ici 2010. Le pays dépend presque totalement des financements internationaux, des fondations d’entreprise et de l’action des ONG.

D’ailleurs, la mise en place des trithérapies a démarré en février 2002 et elle a été déclarée gratuite en décembre 2004 (sachant que le coût d’une trithérapie est de 1 euro par jour). Une quarantaine de sites dédiés au VIH quadrillent le pays, mais seulement 122 médecins ont été formés à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.

La solution semble avoir été trouvée par Michèle Barzach, l’ancienne ministre de la Santé (aujourd’hui présidente de la fondation GlaxoSmithKline), qui milite pour des projets combinant les financements privés à des associations et des structures de soins publiques ou parapubliques. Comme dans la clinique Louis-Pasteur à Porto Novo où le CHU de Besançon s’est mobilisé pour permettre à une trentaine de patients d’avoir accès au traitement.

[Source: Les Echos]

L’ABEESO soutient le projet maternité au Bénin !

L’Association Béninoise d’Echanges culturels, d’Entraide et de SOlidarité (ABEESO) soutient Vidome et contribue au projet de maternité (400€). C’est à l’occasion du tournoi de foot organisé en mai dernier que nous avons rencontré ces Béninois vivant en France pour étudier et travailler. Fin mai, nous nous sommes revus et Vidome a présenté le projet de maternité en détail. Les questions furent pertinentes et le débat constructif. Les Béninois nous ont donné leur point de vue, ce qui a permis de préciser plusieurs aspects importants du projet:

  • Exiger une convention d’engagement chiffrée signée entre le Ministère de la Santé Publique et Vidome.
  • Evaluer l’impact du projet de maternité sur toutes les couches de la population de Kokoro, en premier lieu sur les couches défavorisées (cette étude est en cours de réalisation par les volontaires en mission à Kokoro l’été 2006)
  • Sensibiliser les populations à l’autonomie future de la maternité, afin que tous s’approprient le projet

Logo de l'association ABEESO de ToulouseQuelques mots sur nos partenaires: l’ABEESO est basée à Toulouse. Elle a été créée en 1991 pour:

  • Promouvoir les divers aspects de la culture béninoise et africaine par les échanges et la communication
  • Développer l’entraide entre béninois pour un « mieux vivre» quotidien ;
  • Instaurer de nouvelles formes de coopération fondée sur la solidarité et le respect des identités de nos partenaires différents ;
  • Établir des liens avec tout organisme intéressé par notre démarche pour un authentique développement solidaire des peuples.

Pour financer ses projets, l’ABEESO organise de grand dîners animés par des danses et musiques béninoises… Ces soirées rencontrent un beau succès, et l’ambiance y est garantie! L’association organise aussi des séminaires échanges, des expositions, colloques, stages, missions d’études…

Pour en savoir plus sur l’ABEESO, cliquez ici !

Nous avons aujourd’hui plusieurs partenaires financiers et techniques…Tous nous apportent beaucoup, mais nous avons une pensée particulière pour ces Béninois venus en France, qui se mobilisent pour promouvoir la culture béninoise, et s’entraider.

Un grand merci à Annie, Coriane, Rosita, Aristide, Abdou, Ganiyou, Roméo, Aymar, Rachad pour nous avoir conseillé et soutenu, tout en nous permettant de nous replonger dans ce pays que nous aimons.

Le Crédit Mutuel soutient Vidome !

Notre projet de maternité arrive en 2ème position du concours « Les Jeunes qui osent » du Crédit Mutuel Paris, et remporte 700€. Dans la foulée, l’agence Paris Saint-Michel nous offre 2 ans de services bancaires gratuits, et 250€ !

Résultats du concours Les jeunes qui osent avec la Banque Crédit Mutuel

Un grand merci à nos partenaires financiers, qui nous accordent leur confiance et leurs services!

Notre projet de maternité arrive en 2ème position du concours « Les Jeunes qui osent » du Crédit Mutuel Paris, et remporte 700€. Dans la foulée, l’agence Paris Saint-Michel nous offre 2 ans de services bancaires gratuits, et 250€ !

Résultats du concours Les jeunes qui osent avec la Banque Crédit Mutuel

Un grand merci à nos partenaires financiers, qui nous accordent leur confiance et leurs services!

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L’équipe de Juillet fait escale à Abomey

Les écoliers de Kokoro au BéninBonjour,

Nous sommes ce week end à Abomey, dans une auberge très sympa « Chez Monique ». On prend un peu de repos après la 1ère semaine de travail.

Les cours ont commencé lundi à raison de 2 séances de 1h30 par classe: Histoire (Sébastien) / Anglais (Guillaume) / Français (Marie) / Maths (Alexia).

Il y a entre 10 et 20 élèves par classe au collège. On avance, on reprend les bases et commence les premiers cours de l’année.

La semaine prochaine, un élève de terminale vient faire cours de Bio en plus. On va demander aux élèves de réfléchir à leurs problèmes en Physique, et tenter de les traiter en quelques cours après avoir préparer les réponses, parce qu’ ici aucun d’entre nous n’est calé en physique.

Tous les après-midi, c’est à l’école primaire à entre 17h et 19h qu’on réunit les petits et les grands pour le dessin, la lecture, les jeux, et les tournois de foot (l’équipe des Petits Piments Sévères est en tête du championnat !!).

L’équipe de Lafi Bala est partie Lundi, après la défaite de la France de dimanche qu’on a tous regardée chez Nazair et après la danse Gélèdè.

Au village tout le monde se porte bien. Nous avons rencontré une association étudiante universitaire à Parakou le week end dernier. Ils veulent coopérer avec Vidome pour aider les élèves du CEG de Kokoro. Nous avons récupérés leurs coordonnées. Pour info, ASEKOP = ASsociation Etudiante de KOkoro à Parakou ! Il y a dans l’asso 2 des fils de Hilarion (Romuald et Renaud), ils sont supers sympas et supers motivés.

Après une semaine, on commence à savoir distinguer les gens à qui il faut se fier de ceux de qui il faut se méfier (question honnêteté): la corruption est présente partout…

Conclusion: tout va bien, aujourd’hui on va visiter Abomey, retour demain à Kokoro vers 18h et au boulot pour la semaine prochaine (préparer les évaluations, rassembler les infos et ébaucher un bilan sur la maternité, l’eau et les MST). On ira lundi après-midi visiter un des villages voisins avec Hilarion. Je crois ne rien oublier, le week end prochain on reste à Kokoro, donc pas de nouvelles d’ici un moment.

Bises à tous de toute l’équipe.

Bye

P.S: essayez de prévenir ceux de la mission d’août, d’amener des dominos, des puzzles et des legos, on en a pas amené beaucoup et les petits adorent ça.

6 millions de dollars pour la gestion des forêts béninoises

La Banque Mondiale lance un programme « Pour la promotion d’une gestion économique et sociale viable des ressources forestières et terroirs riverains par les communautés béninoises ». 6 millions de dollars seront affectés au projet.

16 forêts sont concernés, dont probablement la forêt de Toui-Kilibo, gérée par Nazaire, notre ami de Kokoro qui a pu nous y guider.

L’été 2004, lors des premières mission Vidome, nous avions pu constater que les financements annoncés par la Banque Mondiale atteignaient difficilement Kokoro. Nous espérons de tout coeur que l’argent de la Banque Mondiale sera utilisé utilement. A suivre…

La Banque Mondiale lance un programme « Pour la promotion d’une gestion économique et sociale viable des ressources forestières et terroirs riverains par les communautés béninoises ». 6 millions de dollars seront affectés au projet.

16 forêts sont concernés, dont probablement la forêt de Toui-Kilibo, gérée par Nazaire, notre ami de Kokoro qui a pu nous y guider.

L’été 2004, lors des premières mission Vidome, nous avions pu constater que les financements annoncés par la Banque Mondiale atteignaient difficilement Kokoro. Nous espérons de tout coeur que l’argent de la Banque Mondiale sera utilisé utilement. A suivre…

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Des nouvelles de la mission de Juillet 2006

Bonjour à tous,

Ici l’équipe de soutien scolaire à Kokoro! On vous écris de Parakou où nous sommes venus donner des nouvelles et acheter quelques fournitures pour nous et les enfants.

Alors…

Nous nous sommes tous retrouvés le dimanche 2 à Calavi chez Léon Biaou et sa famille qui nous ont super bien accueilli. Lundi, on est allé à Ganvié avec Edwige sa fille et chez sa 2e femme. On a pris le bus mardi matin et vers midi on est arrivé à Kokoro. La marrée d’enfants dont on nous a parlé était bien au rendez-vous ! Excellent accueil, c’est émouvant. On a rencontré Hilarion qui est notre contact principal et plein d’autre personnes qui sont au final tous frères ou cousins…

Après s’être installé chez germain, où il y a deux chambres et tout le nécessaire, on a rencontré le roi. Impressionant de solennité.

Pour ce qui est du boulot, les évaluations diagniostic qu’on a prévu en Histoire-géo, Anflais, Français et Maths, n’ont eu lieu que vendredi et encore avec peu d’élèves car ils n’ont pas vraiment gongoné de partout. Mais bon c’est assez pour se rendre compte que ça va du très bon au très mauvais… On va arranger tout ça ! A l’école, on a commencé à établir comme emploi du temps 17h-19h avec des jeux en tous genres, de toute façon, les enfants sont toujours partant pour quoi que ce soit, donc c’est pas trop dur d’avoir des idées d’animation. Bref, l’emploi du temps doit commencer à se mettre en route lundi officiellement. On commence également à s’intéresser au problème de l’eau (il y en a de moins en moins), à parler du sida quelquefois, et de la maternité petit à petit.

Narcisse, le fils d’Hilarion est avec nous la journée, il est excellent on rigole bien, et il nous aide souvent à tous niveaux, il est d’ailleurs avec nous à Parakou.

Tout le monde nous parle et nous demande des nouvelles des équipes antérieures, nicolas, matthieu, Basile, ingrid, annabelle, lilas et d’autres encore que j’oublie. On a également rencontré les filles de Lafi bala, très sympas, qui s’en vont lundi.

Voilà à peu près tout des nouvelles, bien sur il reste plein de choses à dire sur ce qu’on ressent de fort mais le principal est là j’espère.

Bises de la part de toute l’équipe (qui, il faut l’ajouter, s’entend très bien).

Mutilations génitales dans 16 pays d’Afrique

Logo de Population and Health InfosharePopulation and Health Infoshare a publié une étude comparative approfondie sur la pratique des mutilations génitales, basée sur une vingtaine de sondages démographiques et de santé effectués de 1989 à 2002 dans 16 pays d’Afrique.

Ce rapport montre notamment que la pratique varie énormément d’un pays à l’autre : de la «simple» entaille visant à verser quelques gouttes de sang, ne laissant pas de dommage permanent et ne présentant pas de risque pour la santé des femmes, à l’infibulation complète (qui implique l’ablation totale du clitoris et des petites lèvres, suivie de la suture des grandes lèvres), opération causant souvent des infections mettant en danger la vie des femmes, laissant de grandes cicatrices et empêchant une vie sexuelle normale.

Drapeau du BéninOn y apprend que le Bénin est l’un des pays d’Afrique où le taux de mutilation génitales féminines est le plus faible. Sur les 6219 femmes enquêtées en 2001, 1047 ont déclaré avoir été excisées, soit une proportion de 17%. Ce chiffre est à mettre en balance avec les 8 pays où la pratique de tels actes concerne plus entre 70% et 97% des femmes. Au Bénin, comme en Côte d’Ivoire et au kenya, certaines ethnies ne pratique peu ou pas du tout les mutilations (Fons, Adja…). 70% des femmes l’excision a eu lieu avant l’âge de 8 ans et 7% des femmes ont été excisées tardivement après l’âge de 13 ans.

Le Bénin se démarque aussi sur le rejet de ces pratiques par les femmes béninoises: 76% d’entre elles souhaitent stopper définitivement les mutilations génitales, et seules 5% souhaitent perpétuer la tradition (données de 2001). Au Bénin 42% des femmes pensent qu’il n’y a aucun avantage pour une fille à être excisée. A l’opposé, 9% ont déclaré que l’excision procurait une certaine reconnaissance sociale et 4% pensent que c’est une nécessité religieuse.

Ce rapport révèle également les changements dans les pratiques au cours des ans : dans de nombreux pays, l’excision concerne des filles de plus en plus jeunes, et est de plus en plus pratiquée par le personnel médical.

N’hésitez pas à lire les rapports complets:

  • Female Genital Cutting in the Demographic and Health Surveys: A Critical and Comparative Analysis (en anglais, mais très intéressant) sur www.measuredhs.com.
  • le chapitre sur l’excision de l’Enquête Démographique et de Santé (en français cette fois!).

Sources : Population and Health Infoshare et Penelopes.org