Africa Paradis enfin projeté en France

Affiche du film Africa Paradis (sortie française le 28 février 2007)Je vous en parlais déjà sur ce blog il y a plus de 6 mois, le film Africa Paradis, de Sylvestre Amoussou, peinait à trouver des distributeurs en France. Coup de théâtre! Le réalisateur a décidé de sortir le film par ses propres moyens, sans le soutien des distributeurs. Sa sortie est désormais annoncée pour le 28 février prochain. Comme à Abidjan où a eu lieu en décembre 2006 la grande première d’Africa Paradis, nul doute qu’il fera du bruit !

Nous avons aimé Africa Paradis

Invités par Sylvestre Amoussou à une projection du film pour la presse, nous avons eu la chance de voir Africa Paradis en avant-première. Entre comédie et fiction-dramatique, le film alterne les séquences dures (l’arrestation des personnages principaux par les autorités africaines) et des situations plus drôles (l’arrivée de Pauline dans la famille africaine). En nous mettant à la place des minorités immigrées, le film fait prendre conscience de la situation et de l’enjeu d’une vraie politique d’immigration. Traité avec humour, le film caricature les travers du système. On ressort un peu déboussolé et convaincu que beaucoup de chemin reste à faire. Nous avons beaucoup aimé le film et espérons que le public viendra nombreux dans les (trop rares) salles françaises…

Les deux acteurs principaux de Africa ParadisMention spéciale à Stéphane Roux et Charlotte Vermeil, qui incarnent respectivement Olivier Morel et Pauline, les deux héros du film, qui las de la misère en France, tentent l’aventure africaine. Commence alors une vie de clandestin pour Olivier et une vie de servante dans une famille bourgeoise africaine pour Pauline. Sylvestre Amoussou, également acteur, interprète le rôle de l’humaniste député Modibo Koudossou, du Parti libéral africain très engagé dans l’intégration des Européens. Celui-ci est combattu par le machiavélique Yokossi (Emile Abossolo M’bo), du Parti radical africain. Un farouche opposant à l’intégration des Blancs.

Sortie française du film Africa Paradis, le 28 février 2007 !!!

Vous pourrez voir le film dès sa sortie à Paris dans les cinémas suivant:

  • Espace Saint-Michel – 7 place Saint-Michel 75005 PARIS – Métro Saint Michel (Cartes PASS et UGC ILLIMITÉ acceptées)
  • Images d’ailleurs – 21 rue de la Clef – 75005 PARIS – Metro Censier-Daubenton

En province:

  • 28 Février à MONTPELLIER au cinéma le ROYAL
  • Du 14 mars au 27 mars à PERPIGNAN au cinéma RIVE GAUCHE
  • Du 21 au 27 mars cinéma à EQUEURDREVILLE au cinéma Le PALACE

Plus d’information sur Africa Paradis:

Affiche du film Africa Paradis (sortie française le 28 février 2007)Je vous en parlais déjà sur ce blog il y a plus de 6 mois, le film Africa Paradis, de Sylvestre Amoussou, peinait à trouver des distributeurs en France. Coup de théâtre! Le réalisateur a décidé de sortir le film par ses propres moyens, sans le soutien des distributeurs. Sa sortie est désormais annoncée pour le 28 février prochain. Comme à Abidjan où a eu lieu en décembre 2006 la grande première d’Africa Paradis, nul doute qu’il fera du bruit !

Nous avons aimé Africa Paradis

Invités par Sylvestre Amoussou à une projection du film pour la presse, nous avons eu la chance de voir Africa Paradis en avant-première. Entre comédie et fiction-dramatique, le film alterne les séquences dures (l’arrestation des personnages principaux par les autorités africaines) et des situations plus drôles (l’arrivée de Pauline dans la famille africaine). En nous mettant à la place des minorités immigrées, le film fait prendre conscience de la situation et de l’enjeu d’une vraie politique d’immigration. Traité avec humour, le film caricature les travers du système. On ressort un peu déboussolé et convaincu que beaucoup de chemin reste à faire. Nous avons beaucoup aimé le film et espérons que le public viendra nombreux dans les (trop rares) salles françaises…

Les deux acteurs principaux de Africa ParadisMention spéciale à Stéphane Roux et Charlotte Vermeil, qui incarnent respectivement Olivier Morel et Pauline, les deux héros du film, qui las de la misère en France, tentent l’aventure africaine. Commence alors une vie de clandestin pour Olivier et une vie de servante dans une famille bourgeoise africaine pour Pauline. Sylvestre Amoussou, également acteur, interprète le rôle de l’humaniste député Modibo Koudossou, du Parti libéral africain très engagé dans l’intégration des Européens. Celui-ci est combattu par le machiavélique Yokossi (Emile Abossolo M’bo), du Parti radical africain. Un farouche opposant à l’intégration des Blancs.

Sortie française du film Africa Paradis, le 28 février 2007 !!!

Vous pourrez voir le film dès sa sortie à Paris dans les cinémas suivant:

  • Espace Saint-Michel – 7 place Saint-Michel 75005 PARIS – Métro Saint Michel (Cartes PASS et UGC ILLIMITÉ acceptées)
  • Images d’ailleurs – 21 rue de la Clef – 75005 PARIS – Metro Censier-Daubenton

En province:

  • 28 Février à MONTPELLIER au cinéma le ROYAL
  • Du 14 mars au 27 mars à PERPIGNAN au cinéma RIVE GAUCHE
  • Du 21 au 27 mars cinéma à EQUEURDREVILLE au cinéma Le PALACE

Plus d’information sur Africa Paradis:

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Vidome fait parler d’elle

Le site internet « Femmes plus » consacre ce mois-ci un article aux actions de Vidome, à la genèse et au déroulement du projet Une maternité pour Kokoro!!!! Celui-ci est accompagné de deux diaporamas sur les enfants de Kokoro et sur la construction de la maternité.

Un grand merci à Jessica Thomas pour cet article et pour son intérêt pour le village de Kokoro !

Lire l’article complet sur le site femmesplus.fr.

L'article en homepage de femmesplus.fr

24e sommet Afrique-France à Cannes

L’Afrique et l’équilibre du monde

Image du sommet Afrique France de 2005 Le 24e sommet Afrique-France réunira les 15 et 16 février 2007 plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains et le président français Jacques Chirac, à Cannes (sud-est de la France). Le thème central de la rencontre est L’Afrique et l’équilibre du monde. Innovation de ce 24e sommet, les travaux sont organisés autour de trois thématiques:

  • Les matières premières en Afrique,
  • Place et poids de l’Afrique dans le monde,
  • L’Afrique et la société de l’information.

Cannes 2007 succède à Bamako 2005

Le sommet de Cannes 2007 qui intervient après celui de Bamako 2005 où dirigeants africains et français avaient planché sur la vitalité et la créativité de la jeunesse africaine, se focalisera sur l’émergence du continent africain sur la scène internationale. 45 chefs d’Etats et 54 délégations représentant les pays africains jusqu’à l’Egypte ainsi qu’Angela Merkel pour la présidence de l’Union Européenne participeront à ce sommet. Il sera question de voir quel rôle l’Afrique jouera désormais dans l’équilibre du monde. Il devrait également marquer un renouveau dans les relations de coopération entre la France et les pays africains.

Actualité oblige, des questions liées à l’immigration et aux différentes crises en Afrique seront aussi sur la table des débats de la XXIVème Conférence des chefs d’Etat d’Afrique et de France. Comme notamment la nouvelle politique d’immigration choisie de Nicolas Sarkozy perçue comme une humiliation dans beaucoup de capitales africaines.

Forum Afrique-avenir

Forum Afrique-avenir, Paris 2007En prélude à ce sommet, le Forum « Afrique-avenir » organisé à l’initiative de Jacques Chirac à Paris lundi dernier (12 février 2007), réunissait scientifiques, chefs d’entreprise et artistes du continent noir pour témoigner de leurs réussites. « Vous incarnez cette Afrique du renouveau. Celle qui évolue sans se renier, une Afrique en mouvement, qui change, qui bouge, qui gagne », a lancé M. Chirac à l’auditoire venus de 40 pays africains.

Plus d’informations (avant notre compte rendu de ces 2 journées):

Coopération franco-béninoise : 2 grands projets au Bénin

C’est à la tête d’une forte délégation (dont l’ambassadeur de la France au Bénin Christian Daziano) que la ministre française à la Coopération, au développement et à la francophonie, Brigitte Girardin a lancé le vendredi 9 février 2007, deux grands projets de développement au Bénin.

  • La construction de trois Ecoles normales d’instituteurs à Allada, Dogbo et Kandi. Ce qui a justifié la présence de la ministre en charge des Enseignements primaire et secondaire Evelyne Sossouhounto dont le département est maître d’ouvrage de ce projet évalué à 3.576.015.018 Fcfa.
  • L’assainissement des 2è et 3è arrondissements de Cotonou, par la construction d’un collecteur d’eaux pluviales long de 5000 mètres linéaires. Son coût : 3.173.519.966 Fcfa.

Visite officielle de Mme Brigitte Girardin au Bénin Saluant ce dernier projet, le maire de la ville de Cotonou a demandé aux populations de faciliter le travail des entrepreneurs dans l’exécution de leurs tâches. Soumanou Toléba a quant à lui adressé la reconnaissance du Bénin à la France pour ce geste qui vient mettre fin au calvaire des populations des 2è et 3è arrondissements. Il a en outre souhaité que cet attachement de la France au développement du Bénin s’étende à d’autres secteurs.

En marge des lancements de ces deux projets, Brigitte Girardin était au Ministère du Développement, de l’économie et des finances pour signer une convention d’un coût de 6,55 milliards Fcfa pour financer le programme d’appui aux dynamiques productives (PADYP). Un projet mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche. Tout cela pour un coût de 36 millions d’Euros. A chacune des étapes de sa mission, la ministre française était aux cotés des autorités françaises et béninoises dont les ministres Evelyne Sossohounto des Enseignements primaire et secondaire, Mariam Aladji Boni des Affaires étrangères, Soumanou Toléba du Tourisme assurant l’intérim de celui de l’urbanisme, et du maire Nicéphore Soglo. Ces projets selon Mme Girardin, répondent à la volonté de la France d’appuyer toutes les initiatives allant dans le sens de la formation des hommes et des femmes, et à l’amélioration de leur cadre de vie pour un développement qualitatif durable.

[Source: Le quotidien béninois, Le Matinal]

Visite de la Ministre de la Coopération au Bénin

Drapeau du BéninA la suite de son déplacement au Mali, Mme Brigitte Girardin effectue une visite officielle au Bénin le 9 février.

Durant cette visite, la ministre déléguée s’entretiendra avec M. Boni Yayi, président de la République du Bénin, des sujets d’intérêt commun entre la France et le Bénin et inaugurera deux importants projets financés par la coopération bilatérale française : le Programme de financement en faveur de l’éducation pour tous (EPT) et le Programme d’appui à l’agglomération de Cotonou (PAACO). Elle signera en outre une convention de financement relative au Programme d’appui aux dynamiques productives dans les zones cotonnières (PADYP).

Logo du Ministère des Affaires etrangères Français Ces trois programmes bénéficient de subventions de l’Agence française de développement, pour un montant total de 36 millions d’euros. Par ailleurs, Mme Girardin annoncera une subvention exceptionnelle de 300 000 euros destinée à soutenir les efforts du président Boni Yayi en faveur de l’enseignement primaire.

[Source: site du Ministère des Affaires etrangères français]

Le chantier de la maternité de Kokoro avance !

Bonjour,

Le chantier de la maternité de Kokoro se déroule correctement. Malgré un léger retard de livraison du bois (pour la charpente), le batîment sera livré dans moins d’un mois. Les dernières photos du chantier nous sont parvenues ce matin.

A bientôt

L’équipe Vidome

Les murs de la maternité ont été posés

L'équipe de suivi du chantier de la maternité au Bénin

Une autre vue du batiment en cours de construction

Plus de photos du chantier dans la galerie de Vidome.

A lire aussi:

Liberté de la presse au Bénin – Rapport annuel 2007

Reporters Sans Frontières (logo)Mépriser les journalistes et les traités que l’on a signés, telle a été la constante de nombreux Etats africains en 2006. Cependant, depuis plusieurs années, le Bénin est considéré comme l’un des exemples de démocratie moderne en l’Afrique de l’Ouest, garantissant une liberté de la presse satisfaisante, malgré la pauvreté. L’année 2006 ayant été une année d’élection présidentielle, il existait un risque de voir le pays tomber dans les travers classiques des pays émergents déstabilisés par la violence politique. Or, il n’en a rien été, et ce pour le bénéfice de tous, notamment des journalistes.

L’arrivée à la tête de l’Etat de Boni Yayi, un technicien, et non un baron de la politique, s’est faite dans le respect des règles démocratiques. Fait original, les problèmes étaient ailleurs que dans le déséquilibre flagrant du temps d’antenne accordé aux différents candidats ou les appels à la violence des publications partisanes. Avant et pendant la campagne électorale, des publications irrégulières, dirigées par des journalistes improvisés, ont fait florès à Cotonou. Elles se sont parfois mises au service des intérêts d’un homme politique ou d’un homme d’influence. Certes, ce type de pratique douteuse est fréquent en Afrique et l’impact sur la campagne a été minime. Mais une fois la période électorale terminée, ces publications ont continué à paraître et se sont mises au service d’autres généreux donneurs d’ordre. Et le nouveau gouvernement, décidé à « faire le ménage » dans cet embrouillamini de « feuilles de chou », n’a pas hésité à utiliser la loi. Laquelle n’était plus strictement appliquée depuis 2004 et prévoit encore des peines de prison pour les délits de presse.

Recours aux incarcérations

Journaux béninois, presse béninoiseAinsi, Virgile Linkpon et Richard Couao-Zotti, respectivement directeur de publication et directeur de la rédaction du journal à parution irrégulière La Diaspora de Sabbat, connu pour ses dérives sensationnalistes, ont été arrêtés le 15 septembre. Les deux journalistes étaient poursuivis suite à la publication, la veille, d’un article intitulé : « Mauvais vent dans l’entourage du chef de l’Etat : le fils aîné de Boni Yayi en état de démence ». De son côté, Cyrille Saïzonou, directeur de publication du quotidien Djakpata, a été arrêté par la police judiciaire le 18 septembre. Il a été interrogé pendant 24 heures sur la publication, le 20 juin 2006, de plusieurs articles sur de prétendues malversations au sein de la police nationale. Tous trois ont été relâchés le 19 septembre, après avoir été entendus, puis relaxés, par le procureur de la République. En revanche, Clément Adéchian et Cécil Adjévi, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef du quotidien L’Informateur, ont été condamnés le 1er décembre à six mois de prison ferme et 500 000 francs CFA (752 euros) d’amende, pour « diffamation ». Ils étaient poursuivis suite à la plainte d’un huissier de justice, accusé de viol, sans preuves, dans un numéro de L’Informateur.

Reporters sans frontières a expliqué au gouvernement béninois, comme elle le fait avec tous les Etats qui maintiennent des législations liberticides, que ces incarcérations n’ont apporté aucune réponse juste et adaptée aux fautes journalistiques. Au contraire, elles ont représenté un réel danger pour la démocratie. D’une part, elles ont brisé la règle qui prévalait jusqu’ici au Bénin, suspendant de fait, depuis deux ans, toutes les incarcérations de journalistes. En l’absence d’une réelle dépénalisation, ce moratoire avait au moins permis de renouer des relations positives entre les autorités et la presse. D’autre part, Reporters sans frontières a estimé que court-circuiter les organes de régulation des médias, malgré le bon travail qu’ils avaient fourni ces dernières années, c’était prendre le risque de les dépouiller de tout pouvoir. Or, si les journaux peuvent commettre des fautes, dans une démocratie, la régulation de la presse ne peut pas être laissée à la police. Enfin, elles ont donné une tonalité politique à des affaires qui ne devraient relever que du strict domaine de la justice civile.

[Source: Reporters sans frontières]

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