Elle constitue la base de l'économie de la localité, basée sur les cultures vivrières et les cultures de rente que sont le coton, l'arachide et les noix d'anarcade. Parmi les cultures vivrières, on peut citer : le maïs, le manioc, le sorgho, l'igname, le soja, le sésame, etc…
Ces produits sont dans une large mesure destinés à l'autoconsommation et à la commercialisation. Le maïs, le manioc et l'igname constituent la base de l'alimentation. Cette production agricole est largement pratiquée par les hommes qui constituent une potentialité humaine non négligeable. Mais il faut remarquer que la localité dispose de vastes espaces qui sont restés inexploités.
Force est de constater également que dans cette zone le système de la production est resté peu développé et est dominé par l'utilisation des outils rudimentaires (houe, coupe-coupe, hache) à faible rendement, donc nécessitant une forte consommation de temps et d'énergie humaine.
Toutes ces activités de transformations sont essentiellement pratiquées par les femmes à grande échelle. Cependant les technologies utilisées jusque-là donnent de faibles rendements. Les fonds de roulement manquent énormément et la faiblesse de la couverture en appui conseil demeure. Mais il est impératif que les femmes se mettent en structure organisée pour pouvoir bénéficier des crédits et des formations.
Les espèces élevées sont diverses et sont constituées de caprins, de volailles, d'ovins, de bovins et de porcs dont l'élevage est le plus dominant. Les éleveurs maîtrisent très peu les techniques améliorées d'élevage faute d'encadrement.
Cependant, les espèces élevées constituent une épargne en nature pour les éleveurs et ne sont vendus qu'en cas de nécessité. Notons que l'élevage des bovins est essentiellement pratiqué par les peuhls tandis que l'élevage des petits ruminants est un élevage de case. Il est pratiqué surtout par les femmes. Il subsiste des problèmes de vol et l'épidémie qui ne cesse de menacer le sous secteur.
Elle est très peut pratiquée dans la localité. Seuls les carpes et les silures sont des espèces dominantes élevées dans les retenues d'eau avec une pratique d'élevages rudimentaires. Les pêcheurs sont des étrangers venus d'ailleurs. Les outils utilisés pour la pêche sont de type traditionnel (filet, cordon de fil + hameçon). Ces produits sont destinés à l'auto consommation et à la vente.
La pêche est pratiquée par des hommes. En définitive les populations n'accordent pas une importance capitale à la production halieutique en raison de l'insuffisance d'eau. Pour pêcher dans ces eaux, les pêcheurs de la localité doivent payer 500 FCFA par pêcheur et par an. Ces fonds ainsi récupérés sont destinés à la caisse du comité de gestion de la forêt classée.
Elles sont essentiellement pratiquées par les femmes qui participent activement à la dynamique commerciale de la localité. Cette activité porte sur les produits agricoles (maïs, sorgho, arachide, igname etc...) et transformations (gari, huile, arachide, beurre de karité etc...).
Il existe des marchés locaux et environnants qui constituent des lieux de vente des articles. Toute fois, il faut remarquer que l'état défectueux des pistes de dessertes rurales et la rareté des moyens de transport entravent le développement du commerce.