Vidome

Association Vidome – Une maternité pour Kokoro

13 novembre 2010
par Vidome
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Tomate, Tomate, Piment

Comme souhaité par Hilarion, ce matin nous avons la charge de tous les CE et CM de l’école primaire groupe A. Au total 267 enfants devraient nous rejoindre, une paille, espérons que le thème «les droits et les devoirs de l’enfant»les motives.

Nous avons décider de procéder par équipe et par ateliers. Nous sommes 4, il aura donc 4 ateliers et une douzaine d’équipe. Camille fera réfléchir les enfants sur quels sont leurs droits et devoirs sous forme de jeux. Alain tiendra le stand «se distraire», sprint et foot au programme. Louison animera une chasse aux trésors avec des énigmes, des problèmes mathématiques et course en sacs. Moi, je m’occuperai de leur avenir, on découvrira les métiers qu’ils pourront faire plus tard sous forme de mimes.

Nous avons mis un peu de temps pour faire les équipes, 160 enfants à gérer ça fait beaucoup pour la famille Clement seule. Heureusement, tout le monde n’est pas venu occupés surement à aider leurs parents aux travaux des champs. On obtient au final 8 équipes de 14,15 enfants. C’est parti! Camille et Louison se débrouillent comme de vrais petites institutrices. Les enfants sont surexcités mais contents, ils ne comprennent surement pas tous mais peu importe. De mon coté, ils ne connaissent ni le mot métier, ni le mot mime. Mais ils sont enthousiastes à tout alors ils participent. J’ai des filles qui veulent être sale-femme (sage-femme). Ils veulent tous faire ministre, président ou directeur.

Nous avons lancé un nouveau jeu TOMATE, TOMATE, PIMENT. Les enfants forment une ronde. A la manière du facteur n’est pas passé, un enfant tape sur le tête des enfants assis en prononçant soit tomate soit piment. S’il dit piment, l’enfant assis court après lui pour l’attraper avant qu’il ne s’assoit. En France, c’est tomate tomate ketchup mais les béninois ne connaissent pas le ketchup alors on s’adapte. Le piment ici tout le monde connait.

11 novembre 2010
par Vidome
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Visite du Collège de Kokoro vu par Camille

Le collège est loin du village du coup, nous avons fait une longue marche au bord de la route. Nous arrivons à 10H lors de la récréation. En guise de surveillant, des poules et des chèvres se promènent dans le collège. Au Bénin, c’est à cette heure là qu’on prend le repas. Ainsi, trois vendeuses proposent de la bouillit de maïs, un plat riche en eau et protéines. Le prix de repas et de 100 FCFA (15 centimes). Les cours reprennent, le principal heureux nous invite dans son bureau, un petit cagibi assez propre.

Maintenant nous allons dire bonjour à toutes les classes constituées de 40 élèves environ chacune. Ici ce n’est les élèves qui changent de classe mais les professeurs. Le programme est assez similaire au notre, la tranche d’age des enfants est de 10 à 18 ans. Les cours se finissent à 12H et reprennent à 15H. Quand nous partons les élèves collés nettoient le collège. Maintenant, je sais à quoi ressemble le collège de Kokoro, il n’est pas clôturé. Il y a 3 grands bâtiments pour les classes et un petit ou il y a le bureau du principal et le matériel. Par contre, pas de salle des professeurs mais un grand stade sans herbes.

Conclusion, Kokoro est un village d’environ 4000 habitants comme Soucieu-en-Jarrest, nous pourrions envisager un partenariat ou une correspondance entre le collège La Perrière et celui de Kokoro. Les besoins sont énormes et l’enthousiasme important.

10 novembre 2010
par Vidome
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Visite le l’école primaire Groupe A de Kokoro

Ecole de Kokoro

Ecole de Kokoro

Ce matin réveil à 7H, tous le monde attend avec impatience l’arrivée d’Odette avec le petit Déjeuné. Nous sommes des exceptions car pas de petit déjeuné au Bénin mais un petit repas à 10H composé de riz, d’igname ou de manioc. Alors le petit déjeuné, c’est encore expérimental à Kokoro. Nous avons du Thé, du Chocolat au lait déshydraté et du pain local, rien d’autre. Par chance, nous avions acheté 1L de miel à Abomey, cela accompagne bien le pain. Nous avons aussi découvert un arbre à pamplemousse alors les jours de fêtes, c’est jus de pamplemousse!

 

Avant la visite de l’école, nous avons rendez-vous pour la castration d’un jeune cochon. Comme promis, l’éleveur nous attend bien avec le chirurgien et bien sur un jeune porc de 5 mois. Marie-Laure explique sa méthode puis fournie une lame histoire cette fois de travailler dans de meilleures conditions. Un jeune garçon assure la contention mais il manque encore les produits pour commencer. Enfin les produits arrivent, de l’eau et du beurre de karité. Marie ne s’attendait pas à ça mais nous sommes en Afrique. Le chirurgien commence. Un coup de scalpel sur la première bourse, il extrait le testicule, fait de même pour le second. Puis, il prend les testicules un dans chaque main, avec les ongles il dilacère le spermiducte et les vaisseaux. Il ne ligature pas. Pour finir, on arrose avec un peu d’eau et on introduit un bout de karité dans chaque bourse. C’est vite fait, bien fait! Enfin pas pour tout le monde, le cochon lui a du trouvé le temps long.

Nous poursuivons par la visite de l’école primaire groupe A de Kokoro. Nous rencontrons le directeur pour les présentations et pour définir notre participation. Nous proposons de faire du soutien scolaire mais très vite nous comprenons que cela ne convient pas. L’idée de sélectionner les élèves les plus faibles pour les aider ne plait pas. Hilarion souhaite faire participer tous les enfants volontaires et ne souhaite pas perturber l’organisation des cours. Marie-Laure propose alors de faire travailler les élèves en atelier sur le thème des droits de l’enfant. L’idée est adoptée. A nous maintenant de préparer les ateliers. Samedi, nous encadrerons 200 enfants, même pas peur. Après, nous allons nous présenter à toute les classes. Le CV en profite à chaque présentation pour rappeler l’importance d’aller à l’école et de travailler. Léonie est enthousiaste de voir une classe de tout petit. Nous un peu moins, la classe se résume à deux grandes tables rondes et des petites chaises rien d’autre, les besoins sont immenses.

L’après-midi, les filles vont au marché hebdomadaire accompagnées d’une vingtaine d’enfants. Nous avons promis aux enfants de notre quartier de faire un foot le soir et pour cela mous devons acheter un ballon. Les filles achètent également du tissus pour que toute la famille ai un habit traditionnel. Le marché, c’est aussi l’occasion d’améliorer le quotidien avec des fruits absents du marché quotidien de Kokoro. De mon coté, je vais inspecter, tester l’installation électrique du dispensaire. Finalement, les panneaux fonctionnent, bonne nouvelle. Les batteries également fonctionnent bien. Le travail consistera donc à tirer des fils, installer des interrupteurs, douilles pour éclairer toutes les pièces du dispensaire. Le seul problème semble être l’approvisionnement du matériel, l’installation fonctionne au 12V.

A 17H, tout le monde se retrouve sur le terrain de foot de l’école primaire. Nous formons 6 équipes: 2 équipes de moyens (10-14 ans), 2 équipes de filles et 2 équipes de petits. Les moyens ne comprennent pas pourquoi les filles sont autorisées à participer. Nous expliquons que c’est la règle en France, les femmes sont l’égales des hommes. La surprise passée, le tournoi est un succès: pas de bagarre, pas de mauvais geste, des buts… L’expérience sera renouvelée Samedi et Dimanche, il va nous falloir trouver des vitamines.

8 novembre 2010
par Vidome
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Le programme

Réunion à Kokoro, Bénin

Réunion à Kokoro, Bénin

La journée de Dimanche a été consacré aux dernières présentations des dignitaires du village de Kokoro: l’apiculteur, le major (responsable du dispensaire), les éleveurs de lapins, le mécanicien moto, le mécanicien auto, le couturier, l’éleveur d’escargots géants (300 g)…

Lundi matin, nous étions bien décidés à définir plus en détail notre programme mais Hilarion devait aller à sa ferme travailler un peu et pas question de faire un programme sans le chef du village (le CV comme disent les villageois). Nous attendons donc le retour d’Hilarion pour évoluer. Nous en profitons pour négocier avec Odette la femme du CV, le prix de notre pension complète. Enfin, nous faisons travailler les filles: Français et Maths pour Louison; Anglais et Maths pour Camille.

Vers 17H, nous partons d’un pas décider vers la case d’Hilarion. Nous ne savions pas ce qui allait nous attendre. Hilarion arrivait juste de sa ferme, nous insistons pour avoir une audience. Hilarion accepte, direction la case de Nazaire. Nous nous installons autour d’une table avec les filles. Hilarion nous demande nos objectifs. Nous lui expliquons de nouveau ce que pourraient être nos réalisations: pour Marie-Laure visites, conseils aux éleveurs et soin des plus faibles; pour moi dépannage de l’installation de panneaux solaires du dispensaire. Pour en arriver là, il nous a fallu plus d’une heure. Alors quand arrive le dernier sujet comment intervenir dans les écoles, Camille prend les choses en main. Elle propose de faire des jeux avec les tous petits, du soutien avec les plus grands, défini les jours et le nombre d’heure. Çà va beaucoup, beaucoup trop vite.

Nous avons alors assisté à une belle tranche de vie Africaine. Hilarion, lui ne voulais pas prendre de décision hâtive, il souhaitait d’abord organiser une rencontre pour que chacun se présente. Pour Camille, nous n’avancions pas assez, elle multipliait les gestes d’impatiences. J’étais très gêné et ne voulais pas froisser le chef du village. Marie-Laure essayait de transmettre nos objectifs. Hilarion restait calme et répétait sans cesse: « la synthèse, demain 9H présentations école groupe A». L’énervement de Camille le surprend, il observe et pense que Camille n’est pas d’accord avec le programme. Mais Camille trouve uniquement que cela ne va pas assez vite, Camille égale à elle même. Elle en a marre et l’exprime tout haut. Hilarion tolérant trouve la discussion enrichissante. Marie-Laure et moi, nous finissons par prendre un fou-rire. Nazaire, le conseillé essaie de faire accélérer les choses mais se fait remettre à sa place. Nous finissons par faire le programme jusqu’à Jeudi 11 Novembre au bout de 2H. La réunionite a gagné l’Afrique.

6 novembre 2010
par Vidome
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Arrivée à Kokoro

Arrivée à Kokoro

Arrivée à Kokoro

Nous arrivons dans le village de Kokoro Samedi 6 Novembre à 13H30. A peine descendu du bus, nous sommes pris en charge, direction le local de réception du village ou nous rejoignent le chef du village Hilarion, son adjoint et deux de ses conseillés. Le chef du village qui avait préparer une réception pour le Dimanche était dans un grand embarras. Nous sommes arrivés 1 jour avant notre arrivée officielle.

Les présentations faites autour d’une bière, nous partons pour une visite du village: dispensaire, maternité construite avec l’aide de Vidome, président du comité se développement, premier ministre. Là, je vous doit quelques explications. Le Bénin est composé de 41 royaumes chacun sous la responsabilité d’un roi lequel est assisté par quelques ministres. Les rois ont exclusivement un rôle consultatif. Associé à ce système traditionnel, il y a une administration avec un président, une assemblée de 61 députés, des préfets, des maires et des chefs de village.

Les filles ont été exemplaires, elles ont salué tous les dignitaires du village avec pour déjeuné un soda et quelques arachides, la cuisinière étant à Parakou pour la journée. Maintenant à chaque nouvelle rencontre Léonie comme un réflex tend la main pour saluer.

La case qui nous était destinées n’est pas terminée alors nous logeons chez le ministre du développement (enfin dans une de ses maisons). La maison est spacieuse, une grande pièce à vivre et deux chambres. Par contre le confort reste sommaire: béton au sol, pas de salle de bain (on se lave avec une bassine dans la cour intérieure), pas de toilette (il nous faut aller au dispensaire à 200m), bien-sur pas d’électricité et des chauves-souris sous le toit. Un groupe électrogène, nous a été prêté par Fatiou le couturier. Nous l’utilisons 1 heure chaque soir, c’est très bruyant mais pratique pour recharger le matériel. La maison fait partie d’un ensemble de maisons entourant une place en retrait de la route dangereuse. Nous sommes au milieu du village. Nous voilà donc assiégé par les enfants du quartier.

Le vétérinaire du secteur vient nous rendre visite. Avec Marie-Laure très vite, ils définissent un protocole pour soigner les bêtes les plus faibles. Nous suivront la réalisation dans quelques jours. De mon coté, j’ai la charge de réparer l’installation des panneaux solaires du dispensaire. Enfin en famille, on compte bien faire du soutien scolaire. Nous définirons tous cela lundi avec les professeurs et Hilarion le chef du village.

Le soir, nous avons la visite d’Odette et Sadatou qui nous apportent notre repas et nosdraps. Hilarion, nous informe également du décès au grand matin d’un grand chasseur. Conséquence, chaque soir de la semaine cérémonie mortuaire dans le village. Les femmes, les enfants et les hommes non initiés aux rites Vaudou ne sont pas autorisés à sortir à partir de 21H. Nous nous sommes endormis avec les chants traditionnels au loin. Enfin, parfois très près, la cérémonie se déplace dans le village et certains chants ont pour objectifs de faire fuir les mauvais esprits. Le résultat, Léonie est venu finir sa nuit dans notre lit et dire que les chants vont durer une semaine.

5 novembre 2010
par Vidome
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Abomey

Abomey - Essence au Bénin

Abomey - Essence au Bénin

Ici au Benin, le moyen de transport le plus répandu est le Zem (emmène moi vite). Ce sont des motos ou l’on peut monter jusqu’à quatre personnes. Nous voilà donc parti au musée d’Abomey en zem. Léonie est ravie, elle est devant le conducteur avec ses petites mains sur le guidon. Le musée est un bon point de départ pour connaître l’histoire du Bénin. Le musée, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’étend sur 46 hectares. Seuls 3 hectares sont restaurés dont le palais du rois Ghezou. Abomey est le berceau de la royauté du Bénin. Depuis 1640, 12 rois se sont succédés. Chaque roi choisi encore aujourd’hui un emblème, une passoire pour le roi Ghézou. Cette passoire ne peut contenir de l’eau sauf si chacun met son doigt sur un trou alors la passoire pourra de nouveau contenir de l’eau.

Le midi, nous déjeunons dans un maquis, petit restaurant… attention aux piments. L’après-midi visite d’Abomey avec son marché permanent. Le soir repas en compagnie d’Amandine et Laurent eux aussi partis à la découverte du Bénin. Camille et Louison ont assuré l’animation, heureuses de pouvoir discuter en français avec d’autre personne que leurs parents. Un peu court comme article promis on fera mieux demain.

29 octobre 2010
par Vidome
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23 octobre 2010
par Vidome
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