Deux sage-femmes reviennent de Kokoro

Audrey et Claire sont élèves sage-femmes à l’école Jeanne Sentubery et sont parties cet été à Kokoro, où Vidome termine d’installer la maternité de Kokoro. Leur mission était primordiale pour Vidome: il s’agissait de vérifier le bâtiment de la maternité, le matériel commandé auprès des artisans de Kokoro et de l’installer. Pour un bon aperçu des modes d’accouchements variés au Bénin, leur mission comportait un séjour à l’hôpital de Ouessé, la commune dont dépend Kokoro, et à Cotonou, au Centre National Hospitalier Universitaire.

Audrey et Claire, étudiantes sages-femmes en mission à Kokoro

Elles racontent…

Audrey et Claire sont élèves sage-femmes à l’école Jeanne Sentubery et sont parties cet été à Kokoro, où Vidome termine d’installer la maternité de Kokoro. Leur mission était primordiale pour Vidome: il s’agissait de vérifier le bâtiment de la maternité, le matériel commandé auprès des artisans de Kokoro et de l’installer. Pour un bon aperçu des modes d’accouchements variés au Bénin, leur mission comportait un séjour à l’hôpital de Ouessé, la commune dont dépend Kokoro, et à Cotonou, au Centre National Hospitalier Universitaire.

Audrey et Claire, étudiantes sages-femmes en mission à Kokoro

Elles racontent…

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La production de masse de l’OLPC démarre

Les premiers OLPC dans une école au NigeriaLa production de masse du « PC à 100$ » est lancée, 5 ans après l’annonce du projet par One Laptop Per Child (OLPC), organisation fondée par l’Américain Nicholas Negroponte, ex-dirigeant du MIT Media Lab. Il fallait que 3 millions d’unités soit vendues aux pays en développement pour que Quanta commence la production de masse, le chiffre doit désormais être atteint car cette production vient de démarrer à Taïwan.

Le tarif de la machine, l’XO, a été révisé à la hausse en cours de développement. L’unité ne coûte pas 100$ mais 175$ aux gouvernements intéressés. Quant aux composants, ils sont fournis par de multiples constructeurs dont AMD pour les processeurs basse consommation. Intel, qui a développé son propre PC à bas prix, s’est longtemps opposé au projet de l’OLPC. A la suite de vives discussions, le fondeur s’est récemment déclaré prêt à soutenir le projet et sa mission : le développement par l’éducation et l’informatique.

Spécifications de l'OLPC, PC à 100 dollarsLes premières machines devraient être mises à disposition de pays en voie de développement à partir d’octobre 2007. Les noms des premiers pays à avoir acheté des XO en volume n’ont pas été communiqués. On sait, néanmoins, que des XO sont actuellement testés au Brésil et au Nigeria.

Plus d’infos:

La liberté de presse : une réalité au Bénin

Laisser libre cours à l’expression des idées, libéraliser le secteur des médias, tel est le pari que les Béninois ont réussi à tenir. Aujourd’hui le Bénin fait partie des premiers pays en matière de liberté d’expression.

Liberté de la presse au Bénin, Afrique de l'OuestDepuis les années 88-89, avec les débuts de la démocratie, les médias béninois sont restés parmi les plus libres du continent. Avec l’arrivée au pouvoir d’un régime démocratiquement élu, les mesures d’obtention de la licence pour exercer le métier ont été allégées. Ce qui, quelques années plus tard, ne manquera pas d’agir sur la qualité de l’information.

En effet, on note aujourd’hui une augmentation du nombre d’organes de presse, de groupes de presse, etc. Au niveau de la presse écrite, on compte plus d’une trentaine de journaux. Au niveau de la radiodiffusion, on a plus d’une vingtaine de chaînes disséminées partout dans le pays. Et enfin, quelques six chaînes de télévisions se disputent le monopole.

Laisser libre cours à l’expression des idées, libéraliser le secteur des médias, tel est le pari que les Béninois ont réussi à tenir. Aujourd’hui le Bénin fait partie des premiers pays en matière de liberté d’expression.

Liberté de la presse au Bénin, Afrique de l'OuestDepuis les années 88-89, avec les débuts de la démocratie, les médias béninois sont restés parmi les plus libres du continent. Avec l’arrivée au pouvoir d’un régime démocratiquement élu, les mesures d’obtention de la licence pour exercer le métier ont été allégées. Ce qui, quelques années plus tard, ne manquera pas d’agir sur la qualité de l’information.

En effet, on note aujourd’hui une augmentation du nombre d’organes de presse, de groupes de presse, etc. Au niveau de la presse écrite, on compte plus d’une trentaine de journaux. Au niveau de la radiodiffusion, on a plus d’une vingtaine de chaînes disséminées partout dans le pays. Et enfin, quelques six chaînes de télévisions se disputent le monopole.

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5 millions de victimes dues aux promesses non tenues du G8

Le volume d’aide n’atteint que 40% des objectifs annoncés

Enfant africain jouant contre un mur de terre rouge (c)More AltitudeUn nouveau rapport d’Oxfam publié le 10 mai 2007 démontre qu’au rythme actuel, les pays du G8 ne tiendront pas leurs promesses d’augmenter leur aide au développement d’ici 2010, le manque à gagner atteignant la somme de 30 milliards de dollars. Une telle situation coûterait la vie à au moins 5 millions de personnes, dont une majorité d’enfants.

En effet, partant des dernières données de l’Organisation Mondiale de la Santé et d’ONUSIDA, Oxfam a calculé que les 30 milliards de dollars de manque à gagner permettraient de fournir des soins de santé vitaux pour les enfants, les mères et tous ceux atteints par le VIH et le SIDA, sauvant ainsi 5 millions de vies en 2010 et inversant la propagation de l’épidémie.

Le volume d’aide n’atteint que 40% des objectifs annoncés

Enfant africain jouant contre un mur de terre rouge (c)More AltitudeUn nouveau rapport d’Oxfam publié le 10 mai 2007 démontre qu’au rythme actuel, les pays du G8 ne tiendront pas leurs promesses d’augmenter leur aide au développement d’ici 2010, le manque à gagner atteignant la somme de 30 milliards de dollars. Une telle situation coûterait la vie à au moins 5 millions de personnes, dont une majorité d’enfants.

En effet, partant des dernières données de l’Organisation Mondiale de la Santé et d’ONUSIDA, Oxfam a calculé que les 30 milliards de dollars de manque à gagner permettraient de fournir des soins de santé vitaux pour les enfants, les mères et tous ceux atteints par le VIH et le SIDA, sauvant ainsi 5 millions de vies en 2010 et inversant la propagation de l’épidémie.

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Festival International du Film de Ouidah: Quintessence 2007

Quintessence du 6 au 10 janvier 2007

Affiche du Festival International du Film de Ouidah: Quintessence 2007La cinquième édition du Festival International du Film de Ouidah, ville historique et ancien comptoir d’esclaves situé à environ 50 km de Cotonou, se déroulera du 6 au 10 janvier 2007.

Dénommé Quintessence, le festival, qui avait été initié par le cinéaste béninois Jean Odoutan, vise entre autres, à faire connaître les atouts du Bénin sur le plan cinématographique et à susciter des vocations dans le domaine du 7e Art.

Douze longs-métrages et treize courts-métrages seront en compétition pour les différents trophées (Python royal, le Python children, le Python pygmée, le Python papou, le Python à tête noire…) au cours de cette cinquième édition, qui se déroulera simultanément à Ouidah, Porto-Novo et Cotonou. Dans le cadre de l’Année Senghor, initiée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), un hommage sera rendu au poète et ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor. A cette occasion le film Mooladé de Ousmane Sembène sera projeté suivi d’un débat sur le respect des cultures et des civilisations, ainsi que sur le dialogue entre les peuples qu’a incarné l’homme, a confié le délégué général de Quintessence. La projection, se fera d’ailleurs en présence du réalisateur du film ou d’un de ses comédiens.

Des ateliers d’initiation, de perfectionnement et de renforcement des capacités, ainsi que des tables rondes sont aussi prévus au cours de cette édition, qui rendra également hommage au réalisateur ivoirien, Henri Duparc, disparu le 18 avril dernier à l’âge de 63 ans. Henri Duparc était à Ouidah lors de la première édition du Festival en janvier 2003.

Il faut signaler que de grands réalisateurs comme Richard Bohringer, Moctar Ba, Gaston Kabouré, Justin Zerbo, Mama Kéïta, Thierry Michel et bien d’autres seront à Quintessence 2007, qui sera parrainé par le fondateur de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA), Marcellin Zannou.

Cette année, le festival s’est décentralisé et plusieurs sites ont été retenus pour des projections. Il s’agit de l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) de Ouidah, la place du temple des pythons, le Fort français, le camp militaire de Ouidah, le CCF de Cotonou, l’esplanade du stade de l’Amitié, la place calvaire à Fidjrossé, la place Lénine à Akpakpa et à Porto-Novo.

Quintessence du 6 au 10 janvier 2007

Affiche du Festival International du Film de Ouidah: Quintessence 2007La cinquième édition du Festival International du Film de Ouidah, ville historique et ancien comptoir d’esclaves situé à environ 50 km de Cotonou, se déroulera du 6 au 10 janvier 2007.

Dénommé Quintessence, le festival, qui avait été initié par le cinéaste béninois Jean Odoutan, vise entre autres, à faire connaître les atouts du Bénin sur le plan cinématographique et à susciter des vocations dans le domaine du 7e Art.

Douze longs-métrages et treize courts-métrages seront en compétition pour les différents trophées (Python royal, le Python children, le Python pygmée, le Python papou, le Python à tête noire…) au cours de cette cinquième édition, qui se déroulera simultanément à Ouidah, Porto-Novo et Cotonou. Dans le cadre de l’Année Senghor, initiée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), un hommage sera rendu au poète et ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor. A cette occasion le film Mooladé de Ousmane Sembène sera projeté suivi d’un débat sur le respect des cultures et des civilisations, ainsi que sur le dialogue entre les peuples qu’a incarné l’homme, a confié le délégué général de Quintessence. La projection, se fera d’ailleurs en présence du réalisateur du film ou d’un de ses comédiens.

Des ateliers d’initiation, de perfectionnement et de renforcement des capacités, ainsi que des tables rondes sont aussi prévus au cours de cette édition, qui rendra également hommage au réalisateur ivoirien, Henri Duparc, disparu le 18 avril dernier à l’âge de 63 ans. Henri Duparc était à Ouidah lors de la première édition du Festival en janvier 2003.

Il faut signaler que de grands réalisateurs comme Richard Bohringer, Moctar Ba, Gaston Kabouré, Justin Zerbo, Mama Kéïta, Thierry Michel et bien d’autres seront à Quintessence 2007, qui sera parrainé par le fondateur de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA), Marcellin Zannou.

Cette année, le festival s’est décentralisé et plusieurs sites ont été retenus pour des projections. Il s’agit de l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) de Ouidah, la place du temple des pythons, le Fort français, le camp militaire de Ouidah, le CCF de Cotonou, l’esplanade du stade de l’Amitié, la place calvaire à Fidjrossé, la place Lénine à Akpakpa et à Porto-Novo.

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Le PC à 100 dollars arrive en juillet 2007

Le projet d’ordinateur portable destiné aux pays émergents, ou OLPC (One Laptop Per Child – Un ordinateur par enfant), va passer à la phase industrielle. « Plusieurs millions d’unités » devraient être livrés en juillet prochain.

C’est ce qu’ont déclaré les responsables du projets au MIT (Massachusetts Institute of Technology) à l’agence Associated Press. L’objectif initial était de 50 millions de portables fabriqués en 2007.

Surnommé le PC à 100 dollars, la machine a finalement été baptisée XO et coûtera plutôt 150 dollars (env. 112 euros). L’objectif est de descendre à 100 d’ici à 2008. Embarquant un OS Linux, le portable sera produit par le constructeur taïwanais Quanta. Ces PC portables embarquent un processeur 366 MHz d’AMD, 512 Mo de mémoire flash en guise de stockage, un écran couleur de 7,5 pouces, trois ports USB 2.0 et du WiFi.

One Laptop Per Child, XO

L’objectif de One Laptop Per Child est avant tout de stimuler l’apprentissage. Nicholas Negroponte, qui a lancé le projet il y a deux ans, explique avoir voulu éviter de donner aux enfants des ordinateurs qu’ils pourraient un jour retrouver dans leur milieu professionnel. « Une des choses les plus tristes mais les plus répandues dans les salles informatiques des écoles élémentaires (lorsqu’elles existent dans les pays en développement) est que les enfants sont formés à utiliser Word, Excel et PowerPoint », souligne-t-il dans une interview par courrier électronique. « Je considère cela criminel, car les enfants devraient être actifs, communiquer, explorer, partager, au lieu d’utiliser des outils de bureautique. »

Les premiers prototypes sont testés par des écoliers brésiliens depuis novembre dernier. Dans six mois, XO sera livré au Brésil qui en a commandé 1 million. Des machines seront aussi distribuées en Argentine (a priori 3 millions), Libye, (1,2 millions) ainsi qu’en Uruguay, Thaïlande, Palestine, Niger ou Pakistan (volumes non précisés). Trois pays africains devraient également signer dans les semaines à venir indique le MIT.

Les "Zemidjain", pollueurs mais nourriciers

Les taxi-motos au Bénin ont souvent été accusés de contribuer à la pollution de l’environnement, mais n’oublions pas qu’ils font vivre de nombreuses familles dans ce pays.

Zemidjans, les taxis-motos de CotonouPour aller au travail, au marché, à l’école, les béninois, utilisent les moyens de transport les plus rapides et les moins coûteux : les Zémidjan, ces taxis-motos polluant et qui pullulent dans tout le pays. Zémidjan signifie, « prends-moi vite » et ce nom a été attribué à ces taxis-motos pour leur souplesse et leur rapidité dans la circulation intense qui se remarque dans la ville de Cotonou, capitale du Bénin. Tous les gens qui sont pressés de partir sur leurs lieux de travail, aux marchés, aux rendez-vous importants, empruntent ce moyen de transport. Le développement de cette activité est la conséquence du chômage des années 1980 pendant lesquelles une grande partie du personnel de la fonction publique en Afrique de l’Ouest, ne parvenait pas joindre les deux bouts à la fin du mois. Ils avaient décidé de faire « l’extra muros » (cumul des fonctions) pour parvenir à vivre.

Ces taxis-motos sont visibles dans toutes les villes de l’Afrique de l’Ouest, de Cotonou, à Yaoundé au Cameroun, de Lagos au Nigeria, à Lomé au Togo. Il existe plus ou moins trente milles taxis-motos dans la seule ville de Cotonou et le tarif pour les déplacements interurbains est abordable pour l’ensemble de la couche de la population urbaine ; le tarif interurbain est de 150 francs CFA par personne et le chiffre d’affaire journalier peut varier entre 2500 FCFA et 3000 FCFA, soit 2 dollars US ce qui est nettement supérieur au salaire moyen journalier d’un cadre de la fonction publique ou du secteur privé.Mensuellement, les chauffeurs propriétaires des taxis-motos gagnent 90.000 FCFA et les taxis en location perçoivent la moitié de ce revenu soit 45.000 FCFA parce que le tarif mensuel de location d’un taxi-moto, est de 45.000 FCFA. Le revenu de ces taxis-motos est largement supérieur au salaire mensuel d’un cadre d’une société privé qui gagne en moyenne, 80.000 FCFA soit 240 dollars US par mois. Les revenus issus de ce mode de transport, permettent de nourrir, de soigner sa famille et de supporter les frais scolaires des enfants.

Cependant, la présence de ces taxis-motos dans la ville de Cotonou, a augmenté le taux de CO2 ce qui est nuisible pour la santé de nombreux habitants de la ville : plusieurs cas de toux et de bronchites sont signalés dans les hôpitaux de la Capitale. Le Gouvernement, à travers la mairie, avait instauré une taxe de 20 FCFA par journée de travail pour créer des petits garages destinés à faire la vidange régulière des moteurs afin de diminuer la fumée provoquée par ces taxis-motos dans la ville.

[Source: Agoravox (K. Barthélemy)]

Information concernant les candidatures médicales

Petite fille rwandaiseActuellement à Kokoro, Vidome ne possède pas de mission à proposer aux stagiaires des écoles médicales et paramédicales. Cependant, un programme de suivi et d’évaluation des activités de la maternité sera lancé à compter de janvier 2008. Les candidatures seront ouvertes aux professionnels de santé (médecin, sage-femme, infirmière…) susceptibles d’apporter leurs compétences dans ce domaine.

Nous vous invitons donc à revenir régulièrement sur ce site pour suivre l’avancée du projet.

[Photo: (cc) camera_rwanda]

Les Zémidjans roulent pour la scolarisation des filles

Au Bénin, une fille sur trois ne va pas à l’école. Pour promouvoir l’éducation des filles auprès des parents, l’UNICEF a lancé en juin dernier une campagne d’affichage « Toutes les filles à l’école ».

Affiche de l'UNICEF pour la campagne "Toutes les filles à l'école", au BéninDe grands panneaux ont été disposés aux endroits où les écoles sont le moins fréquentées par les filles. Pour améliorer la visibilité de la campagne, les Zémidjans, ces taxi-motos au T-shirt jaunes très visibles, ont été sollicités et portent tous des T-shirts reprenant les affiches de l’UNICEF. Cette campagne de l’UNICEF est l’illustration du programme d’accélération de la scolarisation des filles, mené sur 10 ans. Elle a pu démarrer grâce à la participation du gouvernement hollandais (7,6 millions de dollars)

Au Bénin, une fille sur trois ne va pas à l’école. Pour promouvoir l’éducation des filles auprès des parents, l’UNICEF a lancé en juin dernier une campagne d’affichage « Toutes les filles à l’école ».

Affiche de l'UNICEF pour la campagne "Toutes les filles à l'école", au BéninDe grands panneaux ont été disposés aux endroits où les écoles sont le moins fréquentées par les filles. Pour améliorer la visibilité de la campagne, les Zémidjans, ces taxi-motos au T-shirt jaunes très visibles, ont été sollicités et portent tous des T-shirts reprenant les affiches de l’UNICEF. Cette campagne de l’UNICEF est l’illustration du programme d’accélération de la scolarisation des filles, mené sur 10 ans. Elle a pu démarrer grâce à la participation du gouvernement hollandais (7,6 millions de dollars)

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Bénin (juillet 2006): Mission d’enseignement accomplie!

Alexia, Marie, Guillaume et Sébastien constituent l’équipe d’enseignants partie à Kokoro (Bénin) pendant le mois de juillet. Fraîchement rentrés, ils racontent…

Et voilà… Nous sommes rentrés en France après quatre semaines exceptionnelles passées au Bénin. Le retour à la vie européenne est assez difficile et tant de détails me manquent : les chants et les rires des enfants, leur présence perpétuelle, les «bonne arrivée» et les «odji dada ?… adoukpé»[1] que l’on entend toute la journée, les conversations parfois un peu piquantes sur la vie et les habitudes françaises… même les cris nocturnes des biquettes, les nuits sous moustiquaires et les douches au seau avaient fait leur place dans mon quotidien…

Alexia Furon, Sébastien Gallas, Guillaume Nevoux et Marie MazeraiSi les kokorois sont accueillants, le reste des béninois l’est tout autant… A chacune de nos escales de fin de semaine nous avons rencontré des gens qui nous ont aidés, conseillés, faits découvrir un peu de leur pays et de leur culture… Mais Kokoro… rien ne vaut Kokoro! En si peu de temps, nous avons été intégré parmi l’ensemble des villageois et les quitter a été un véritable déchirement.

Malgré le peu de recul, il me semble que notre mission s’est très bien déroulée. Notre équipe s’est très bien entendue et nos différentes personnalités se sont bien complétées. Nous avons mis en place les cours aux collégiens chaque matin de la semaine: français pour Marie, anglais pour Guillaume, histoire-géographie pour Sébastien et mathématiques pour moi. Lors de notre deuxième semaine de cours, Gilbert, lycéen kokorois, est venu nous aider et a donné des cours de SVT.

Tous les après-midi, nous avons mis en place des jeux pour les enfants de l’école primaire auxquels beaucoup de collégiens ont participé. C’était formidable de voir tous ces enfants si enthousiastes quelles que soient les activités proposées. Et l’enthousiasme s’est transformé en euphorie lors des deux journées consacrées aux grands jeux…

Notre séjour a aussi été consacré à l’avancement du projet maternité et à l’élaboration d’un constat par rapport aux besoins en eau du village.

Pour ma part, mais je crois que mes coéquipiers l’ont également vécu comme tel, j’ai l’impression d’avoir infiniment plus reçu que donné et je me sens riche de nouvelles valeurs et habitudes de vie. J’ai vécu cette première expérience sur le continent africain comme un immense coup de cœur ! J’espère que la vie me donnera l’occasion de retourner à Kokoro… «Adoukpé»

Alexia Furon, membre de l’équipe de juillet 2006

Notes

[1] Expressions nago signifiant : « bien réveillé ?…si dieu le veut » que les habitants utilisent très souvent