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Association Vidome – Une maternité pour Kokoro

Visite le l’école primaire Groupe A de Kokoro

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Ecole de Kokoro

Ecole de Kokoro

Ce matin réveil à 7H, tous le monde attend avec impatience l’arrivée d’Odette avec le petit Déjeuné. Nous sommes des exceptions car pas de petit déjeuné au Bénin mais un petit repas à 10H composé de riz, d’igname ou de manioc. Alors le petit déjeuné, c’est encore expérimental à Kokoro. Nous avons du Thé, du Chocolat au lait déshydraté et du pain local, rien d’autre. Par chance, nous avions acheté 1L de miel à Abomey, cela accompagne bien le pain. Nous avons aussi découvert un arbre à pamplemousse alors les jours de fêtes, c’est jus de pamplemousse!

 

Avant la visite de l’école, nous avons rendez-vous pour la castration d’un jeune cochon. Comme promis, l’éleveur nous attend bien avec le chirurgien et bien sur un jeune porc de 5 mois. Marie-Laure explique sa méthode puis fournie une lame histoire cette fois de travailler dans de meilleures conditions. Un jeune garçon assure la contention mais il manque encore les produits pour commencer. Enfin les produits arrivent, de l’eau et du beurre de karité. Marie ne s’attendait pas à ça mais nous sommes en Afrique. Le chirurgien commence. Un coup de scalpel sur la première bourse, il extrait le testicule, fait de même pour le second. Puis, il prend les testicules un dans chaque main, avec les ongles il dilacère le spermiducte et les vaisseaux. Il ne ligature pas. Pour finir, on arrose avec un peu d’eau et on introduit un bout de karité dans chaque bourse. C’est vite fait, bien fait! Enfin pas pour tout le monde, le cochon lui a du trouvé le temps long.

Nous poursuivons par la visite de l’école primaire groupe A de Kokoro. Nous rencontrons le directeur pour les présentations et pour définir notre participation. Nous proposons de faire du soutien scolaire mais très vite nous comprenons que cela ne convient pas. L’idée de sélectionner les élèves les plus faibles pour les aider ne plait pas. Hilarion souhaite faire participer tous les enfants volontaires et ne souhaite pas perturber l’organisation des cours. Marie-Laure propose alors de faire travailler les élèves en atelier sur le thème des droits de l’enfant. L’idée est adoptée. A nous maintenant de préparer les ateliers. Samedi, nous encadrerons 200 enfants, même pas peur. Après, nous allons nous présenter à toute les classes. Le CV en profite à chaque présentation pour rappeler l’importance d’aller à l’école et de travailler. Léonie est enthousiaste de voir une classe de tout petit. Nous un peu moins, la classe se résume à deux grandes tables rondes et des petites chaises rien d’autre, les besoins sont immenses.

L’après-midi, les filles vont au marché hebdomadaire accompagnées d’une vingtaine d’enfants. Nous avons promis aux enfants de notre quartier de faire un foot le soir et pour cela mous devons acheter un ballon. Les filles achètent également du tissus pour que toute la famille ai un habit traditionnel. Le marché, c’est aussi l’occasion d’améliorer le quotidien avec des fruits absents du marché quotidien de Kokoro. De mon coté, je vais inspecter, tester l’installation électrique du dispensaire. Finalement, les panneaux fonctionnent, bonne nouvelle. Les batteries également fonctionnent bien. Le travail consistera donc à tirer des fils, installer des interrupteurs, douilles pour éclairer toutes les pièces du dispensaire. Le seul problème semble être l’approvisionnement du matériel, l’installation fonctionne au 12V.

A 17H, tout le monde se retrouve sur le terrain de foot de l’école primaire. Nous formons 6 équipes: 2 équipes de moyens (10-14 ans), 2 équipes de filles et 2 équipes de petits. Les moyens ne comprennent pas pourquoi les filles sont autorisées à participer. Nous expliquons que c’est la règle en France, les femmes sont l’égales des hommes. La surprise passée, le tournoi est un succès: pas de bagarre, pas de mauvais geste, des buts… L’expérience sera renouvelée Samedi et Dimanche, il va nous falloir trouver des vitamines.

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