Le Bénin, une destination touristique en pleine expansion

La fréquentation a triplé ces deux dernières années, mais la cinquième destination touristique d’Afrique de l’Ouest reste loin derrière le Sénégal, le Burkina, le Ghana et le Nigeria.

Mur peint à Ganvié (Bénin)
Mur peint à Ganvié (Bénin) - Photo: VérOooo

Avec ses 450 hôtels et restaurants, le Bénin commence à attirer de plus en plus de touristes depuis quelques années, mais beaucoup reste à faire pour séduire tour opérateurs et visiteurs étrangers.

Armande Andriol, une Française de 28 ans, revient d’une balade sur le lac Nokoué. “On est tombé sur une campagne de promotion, alors on a décidé de venir au Bénin. Nous reviendrons l’été prochain.”

“Ganvié, c’est simplement beau !”, déclare Jean, du même groupe après une visite dans un village lacustre.

Coincé entre le Nigeria et le Togo, le Bénin accueille désormais des dizaines de milliers de touristes chaque année. Auparavant, ils se faisaient rares faute d’une politique de promotion et d’infrastructures. La politique a aussi joué un rôle : le régime marxiste de Mathieu Kérékou dans les années 1970 n’encourageait pas franchement les étrangers à venir découvrir un pays où les libertés d’opinion et de circulation étaient pour le moins restreintes.

Le secteur emploie aujourd’hui un peu plus de 70.000 personnes et les recettes touristiques ont presque doublé en dix ans: de 28,7 millions d’euros en 1997, elles sont passées à 53,4 millions d’euros en 2008 tandis que le nombre global de visiteurs a progressé de 23% (de 150.000 à 185.000).

“Aujourd’hui nous organisons des campagnes de promotion dans le monde entier. Avant, nous n’avions pas de volonté politique réelle”, confie Paul Akoha, le directeur du développement touristique.

Selon lui, le pays a de nombreux atouts pour séduire : au centre, le musée d’Abomey présente des trônes et bijoux princiers, les palais royaux de la ville sont inscrits au patrimoine de l’Unesco depuis 1982.

Au nord-ouest à environ 470 km de Cotonou, le parc naturel “W” de la Pendjari est de plus en plus connu à l’étranger.

Et pourtant, le tourisme n’arrive pas franchement à décoller et le Bénin reste depuis une dizaine d’années la cinquième destination touristique d’Afrique de l’Ouest loin derrière le Sénégal, le Burkina, le Ghana et même le Nigeria.

Plage de Grandpopo
Plage de Grandpopo - Photo: VérOooo

A quelque 200 km de “Lagos la furieuse”, de nombreux expatriés, en majorité francophones, viennent aussi décompresser à Cotonou pour oublier le temps d’un long week-end les embouteillages et les problèmes d’électricité de la mégapole nigériane.

“Ça ne sert à rien de dire aux touristes de venir s’il n’y a pas de professionnels. L’État doit investir réellement dans le secteur et il faut de vraies infrastructures d’accueil. Le tourisme est un business et le Bénin n’y est pas encore”, explique Pierrette Houessou, titulaire d’un master en tourisme et hôtellerie.

Il y a tout de même un frémissement. “La fréquentation augmente régulièrement depuis 2007. Avant 2006, on était à moins de 10.000 nuitées par an, fin 2008 on a dépassé les 35.000”, témoigne Alfred Nounangnon, gérant de l’Hôtel Venise à Parakou.

En 2006, le gouvernement a créé le Fonds national de développement et de promotion touristique (FNDPT). Outre des campagnes à l’étranger, il a lancé un ambitieux programme dénommé “La route des pêches”. L’objectif est de transformer 32 km de côtes en une cité touristique avec une capacité de 2.000 chambres, de centres commerciaux et de villages vacances.

“Pour nous l’objectif est de tripler la part du tourisme dans le PIB d’ici à 2015, contre 2,5% actuellement. Nous nous en donnons les moyens”, affirme à l’AFP la ministre du tourisme, Mamata Bako Djaouga.

[Publié le 10/07/2009  sur Le Point.fr source AFP – Crédit photo: merci à VérOooo]

Ouverture de la fête des religions traditionnelles au Bénin

Crânes de singes au BéninLes manifestations officielles de la Fête des religions traditionnelles du Bénin se dérouleront jeudi 10 janvier 2008 à Porto-Novo, Grand Popo, Allada, Houéyogbé, Abomey, Cotonou et Adjarra.

Officiellement reconnue par une loi votée le 20 août 1997, cette fête, qui s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde et de la valorisation des croyances ancestrales, est célébrée dans plusieurs villes du pays et regroupe les adeptes de nombreuses divinités pour des rituels consacrés. Ce jour est d’ailleurs une journée chômée payée. Chaque année, les adeptes de différentes religions traditionnelles du Bénin, de la sous-région et de la diaspora participent à cette fête qui voit affluer de nombreux touristes, principalement à Ouidah, un ancien comptoir d’esclaves situé à 40 km de Cotonou.

Outre cette cité reconnue comme “berceau mondial du vaudou”, les adeptes de diverses divinités, notamment Ogu (Dieu du fer), Hébiosso (Dieu du tonnerre) et Sakpata (Dieu de la variole) organisent des danses et des prières. Les responsables des différents cultes vont également procéder à des immolations et offrandes pour implorer la paix sur le Bénin et demander aux divinités de permettre au pays d’amorcer en toute quiétude la présidentielle de mars prochain.

Selon les statistiques, 37% de la population béninoise pratique les religions traditionnelles (animisme, “Dieu est en tout et partout”), alors que les catholiques représentent 27%, les musulmans 22% et les protestants 10%. Mais une majorité reste attachée d’une manière ou d’une autre aux pratiques traditionnelles.

[sources: Grioo et Panapress]

Le mois d’août et ses caprices

Par ce qu’elle nous a fait sourir et qu’au Bénin c’est l’hiver, voici la chronique du jour de François Mensah, datée du 10 août 2007, Journal Fraternité.

Paysage d'Afrique de l'Ouest en hiverAoût, le mois de l’empereur romain Auguste, un mois pas comme les autres au Bénin et ailleurs. Le 8ème mois de l’année est celui du froid au Bénin.

Un froid connu et reconnu de tous depuis ce que d’aucuns qualifieraient de temps immémoriaux. Ce fameux mois d’Août fait d’énormes ravages par le biais de son acolyte de vent. Un vent frais et glacial qui n’hésite pas à prêter mains fortes aux arthroses et autres douleurs dans les articulations qui prennent d’assaut les corps de certains compatriotes. Par ces temps-ci, les chutes sont à éviter car les entorses, luxations et autres bobos contractés au niveau des muscles sont plus que redoutés parce qu’étant en réalité redoutables.

Les difficultés musculaires mettent plus de temps à disparaître. Les hypertendus n’ont qu’à se tenir à carreau car les cas de paralysie ne sont pas rares pour les moins chanceux. Des exemples précis nous confortent dans notre assertion même si nous sommes loin d’être des médecins. Quant aux enfants, couvrez-les et surveillez-les de près car beaucoup de maux les guettent ce mois-ci. Rhume, toux, grippe et compagnie ont déployé leur arsenal sur la cité. Les plus vulnérables au niveau des adultes sont pour la plupart les moins jeunes. Les personnes séniles, qu’elles soient du 3ème ou du 4ème âge meurent facilement en Août.

L’air impitoyable qui souffle et qui balaie tout sur son passage ne leur fait guère de cadeaux. C’est le moment où la vigilance doit être de mise et la négligence boutée hors du circuit de fonctionnement de chacun. Le mois d’Août a ses spécificités qu’il ne faut guère ignorer. Et qui ose braver les affres de ce mois particulier en fait les frais. Avis aux jeunes filles et à leurs compagnons. Les ébats amoureux sont plus que fréquents en Août. Et l’expérience a démontré que les grossesses sont extrêmement fréquentes en ce 8ème mois de l’année. Tels des animaux en période de rut, hommes et femmes, adolescents n’y vont pas du dos de la cuillère pour se satisfaire, que dis-je, pour combattre le froid. Et dans bien des cas, ce sont les grossesses indésirées qui sont enregistrées.

Dans le même temps, les débits d’alcool deviennent de plus en plus fréquentables, surtout ceux où l’on consomme les liqueurs, qu’elles soient locales ou importées. Les “Sodabidromes”, “Gbèlèdromes” et kiosques spécialisés dans la consommation de liquides dits rechauffants font de bonnes recettes quand les consommateurs préparent leur corps à la cirrhose du foie.

De toutes les façons, il fait froid et les Béninois essaient de s’adapter à la situation. Et puisqu’on parle de froid, laissez-moi vous raconter l’histoire du canard qui, en plein hiver, disait à une poule : “j’ai la chair de poule” et à la poule de rétorquer : “il fait un froid de canard”.

Résultats et corrigés du Bac 2007 au Bénin

Résultats du baccalauréat 2007 au Bénin (c)camera_rwanda

Comme l’année dernière, tous les résultats sont disponibles sur le site internet de l’Office du Bac au Bénin. Un moteur de recherche par candidat et centre d’examen vous permettra de connaître instantanément vos résultats. Vous pourrez également télécharger les énoncés et corrigés officiels des épreuves du baccalauréat 2007.

Recherchez un candidat au Bac 2007 du Bénin

Vous pouvez connaître les informations concernant les candidats au baccalauréat 2007 du Bénin. Pour ce faire, suivez simplement la procédure suivante :

  • Rendez-vous sur le site de l‘Office du Baccalauréat du Bénin dans la section Rechercher un candidat
  • Choisissez l’établissement du candidat dans la liste « Établissement »
  • Choisissez la série du candidat dans la liste « Série »
  • Vous pouvez également spécifier un nom (optionnel)
  • Cliquez sur « Recherche de candidat(s) » si nécessaire

Listes des admis au Bac en ligne

La liste qui apparait affiche les résultats de votre recherche, vous pouvez cliquer sur les différents numéros de page pour naviguer de page en page.

Corrigés-type des épreuves du Bac 2007

Vous trouverez également les corrigés-types des épreuves du Baccalauréat, Edition 2007:

Toutes nos félicitations aux bacheliers 2007!

Lire aussi:

Crise de la tomate en Afrique de l’Ouest

Crise de la tomate au Bénin, Afrique de l'OuestLe prix de la tomate continue de flamber sur les marchés du Bénin alors qu’au Burkina-Faso, les producteurs crient à la mévente. Une situation qui révèle, encore une fois, les limites du commerce intra régional au sein de l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). Sur tous les marchés de Cotonou et environs, le prix de la tomate connaît depuis quelques jours une flambée inimaginable. A moins de 350 FCfa début mai au marché Dantokpa, le kilo de tomate fraîche tutoie actuellement les 1000 Cfa, un record qui pèse lourd sur le panier de la ménagère.

Crise de la tomate au Bénin, Afrique de l'OuestLe prix de la tomate continue de flamber sur les marchés du Bénin alors qu’au Burkina-Faso, les producteurs crient à la mévente. Une situation qui révèle, encore une fois, les limites du commerce intra régional au sein de l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). Sur tous les marchés de Cotonou et environs, le prix de la tomate connaît depuis quelques jours une flambée inimaginable. A moins de 350 FCfa début mai au marché Dantokpa, le kilo de tomate fraîche tutoie actuellement les 1000 Cfa, un record qui pèse lourd sur le panier de la ménagère.

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Hausse des prix des taxis brousse au Bénin

Moins de passagers à la fois dans les taxis brousse

Taxi-brousse au Bénin, Afrique de l'OuestDepuis l’avènement du gouvernement du changement, force est de constater que des dispositions sont prises pour améliorer les conditions de vie et de travail des populations. Au nombre de celles-ci, il y a l’interdiction de surcharge dans les taxis villes du Bénin.

Au lieu de 4 passagers derrière et 2 devant, les conducteurs de taxi sont contraints à respecter les textes en vigueur dans le pays en ce qui concerne le code de la route. Ainsi, l’effectif des passagers dans les taxis-brousse est passé à 4 à raison de 3 derrières et 1 devant. Cette situation a automatiquement entraîné une revue à la hausse des prix de transport.

Une hausse des prix atteignant plus de 30%

Par exemple, autrefois, le tarif du transport d’Abomey-Calavi à Cotonou était de 300 Fcfa. Aujourd’hui, il est à 400 Fcfa. De même, les déplacements dans la ville de Cotonou coûtent plus cher avec un taxi ville. Cet état de choses est de plus en plus mal vécu par les populations. En effet, ces dernières préfèrent la surcharge à la hausse vertigineuse des prix de transport observée dans la ville.

Ceci est aggravé par le fait que le prix n’est plus fixé de façon standard mais au bon vouloir des chauffeurs. Maman Viviane, commerçante au marché Dantokpa quitte tous les matins Abomey-Calavi pour le marché. Selon elle, le prix du transport devient de plus en plus difficile à supporter. « Depuis ce changement, pour mon déplacement, par jour je dépense 1000 Fcfa, alors qu’avant, je ne dépensais que 600 Fcfa », a-t-elle laissé entendre. « On ne vend plus au marché, mais les dépenses quotidiennes augmentent », a-t-elle ajouté.

Une demande des usagers pour baisser le prix des courses

« Qu’allons nous devenir à ce rythme ? » Se demande t-elle. Elle raconte, « Dans un taxi ville, un passager assis devant demande au chauffeur de prendre un autre à côté de lui car il n’a pas de quoi payer le tarif unique qui lui est exigé. Grande fut ma surprise quand je vis que tous les autres passagers l’ont soutenu et ont demandé au chauffeur d’ajouter également un autre passager derrière. “Il y a encore de la place et tu peux prendre encore une personne, de quoi nous diminuer le tarif” ».

Voilà ce à quoi l’on assiste de plus en plus dans la ville de Cotonou. Ce sont les populations elles-mêmes qui encouragent aujourd’hui cette surcharge tant décriée autrefois. Est-ce parce que la vie coûte de plus en plus cher ? Comment peut-on vouloir d’une chose et de son contraire ?

De toutes les façons, les forces de sécurité sont à pied d’oeuvre dans la ville pour décourager ces agissements qui mettent la vie des passagers en danger. Pourquoi mettre en péril sa vie parce qu’on est obligé de payer 100 ou 150 Fcfa de plus.

Une situation qui arrange les conducteurs des taxi-motos Zémidjan.

Zemidjans, les taxi-motos de Cotonou« Le malheur des uns fait le bonheur des autres », dit-on souvent. Ainsi, face à cet état de choses, les conducteurs de taxis motos communément appelés Zémidjan s’en tirent à bon compte. En effet, les populations préfèrent prendre le Zem qui coûte approximativement la même chose que le taxi ville aujourd’hui. En plus, affirme George, un habitué de taxi motos, « on est plus à l’aise sur le Zem ».

Il est vrai qu’on est plus exposé à des accidents mais il suffit d’avoir un conducteur prudent ou de l’inviter à la prudence. « Moi je préfère le Zem car non seulement c’est rapide, mais aussi c’est au même prix que le transport par taxi ville qui dure plus à cause de ses stationnements pour prendre ou descendre des clients » a-t-il ajouté. Miriam, elle n’est pas de son avis. « Moi, je suis tombée déjà plus d’une fois avec les taxi motos. Alors je prends plus de Zem. Je préfère les taxis villes car je suis protégée des accidents fréquents que l’on remarque avec les Zem.

Ceci dit, le moyen de déplacement est très nécessaire dans la vie des hommes. Aussi, faut-il s’entourer de toutes les garanties de sécurité pour ne pas mettre en péril sa vie. Face à cet état de choses, le ministère du transport et des travaux publics devra promouvoir le transport en commun au Bénin. Cela permettra de lutter aussi bien contre la surcharge que contre la hausse des frais de transport.

[Source: Fraternité (Cotonou) – 7 mai 2007]

IMONLE, une ONG du Bénin, soucieuse de la prospérité

Le logo du cercle de reflexion Béninois IMONLERencontré en décembre dernier, IMONLé est un cercle de reflexion regroupant les cadres originaires du pays Tchabé, la région de Kokoro. Ces “grands frères” de Cotonou sont partis de leur région, mais continuent d’initier et promouvoir des projets pérennes pour leurs frères ruraux. Après avoir discuté avec leur Président, il nous a paru essentiel de promouvoir ce cercle de reflexion sur le site de Vidome, tant sa connaissance du terrain, et son sens de l’initiative sont flagrants. Vous trouverez donc ci-dessous une description d’Imonlé. Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter vidome en cliquant ici. Nous ne manquerons pas de transmettre.

Le logo du cercle de reflexion Béninois IMONLERencontré en décembre dernier, IMONLé est un cercle de reflexion regroupant les cadres originaires du pays Tchabé, la région de Kokoro. Ces “grands frères” de Cotonou sont partis de leur région, mais continuent d’initier et promouvoir des projets pérennes pour leurs frères ruraux. Après avoir discuté avec leur Président, il nous a paru essentiel de promouvoir ce cercle de reflexion sur le site de Vidome, tant sa connaissance du terrain, et son sens de l’initiative sont flagrants. Vous trouverez donc ci-dessous une description d’Imonlé. Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter vidome en cliquant ici. Nous ne manquerons pas de transmettre.

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Liberté de la presse au Bénin – Rapport annuel 2007

Reporters Sans Frontières (logo)Mépriser les journalistes et les traités que l’on a signés, telle a été la constante de nombreux Etats africains en 2006. Cependant, depuis plusieurs années, le Bénin est considéré comme l’un des exemples de démocratie moderne en l’Afrique de l’Ouest, garantissant une liberté de la presse satisfaisante, malgré la pauvreté. L’année 2006 ayant été une année d’élection présidentielle, il existait un risque de voir le pays tomber dans les travers classiques des pays émergents déstabilisés par la violence politique. Or, il n’en a rien été, et ce pour le bénéfice de tous, notamment des journalistes.

L’arrivée à la tête de l’Etat de Boni Yayi, un technicien, et non un baron de la politique, s’est faite dans le respect des règles démocratiques. Fait original, les problèmes étaient ailleurs que dans le déséquilibre flagrant du temps d’antenne accordé aux différents candidats ou les appels à la violence des publications partisanes. Avant et pendant la campagne électorale, des publications irrégulières, dirigées par des journalistes improvisés, ont fait florès à Cotonou. Elles se sont parfois mises au service des intérêts d’un homme politique ou d’un homme d’influence. Certes, ce type de pratique douteuse est fréquent en Afrique et l’impact sur la campagne a été minime. Mais une fois la période électorale terminée, ces publications ont continué à paraître et se sont mises au service d’autres généreux donneurs d’ordre. Et le nouveau gouvernement, décidé à “faire le ménage” dans cet embrouillamini de “feuilles de chou”, n’a pas hésité à utiliser la loi. Laquelle n’était plus strictement appliquée depuis 2004 et prévoit encore des peines de prison pour les délits de presse.

Recours aux incarcérations

Journaux béninois, presse béninoiseAinsi, Virgile Linkpon et Richard Couao-Zotti, respectivement directeur de publication et directeur de la rédaction du journal à parution irrégulière La Diaspora de Sabbat, connu pour ses dérives sensationnalistes, ont été arrêtés le 15 septembre. Les deux journalistes étaient poursuivis suite à la publication, la veille, d’un article intitulé : “Mauvais vent dans l’entourage du chef de l’Etat : le fils aîné de Boni Yayi en état de démence”. De son côté, Cyrille Saïzonou, directeur de publication du quotidien Djakpata, a été arrêté par la police judiciaire le 18 septembre. Il a été interrogé pendant 24 heures sur la publication, le 20 juin 2006, de plusieurs articles sur de prétendues malversations au sein de la police nationale. Tous trois ont été relâchés le 19 septembre, après avoir été entendus, puis relaxés, par le procureur de la République. En revanche, Clément Adéchian et Cécil Adjévi, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef du quotidien L’Informateur, ont été condamnés le 1er décembre à six mois de prison ferme et 500 000 francs CFA (752 euros) d’amende, pour “diffamation”. Ils étaient poursuivis suite à la plainte d’un huissier de justice, accusé de viol, sans preuves, dans un numéro de L’Informateur.

Reporters sans frontières a expliqué au gouvernement béninois, comme elle le fait avec tous les Etats qui maintiennent des législations liberticides, que ces incarcérations n’ont apporté aucune réponse juste et adaptée aux fautes journalistiques. Au contraire, elles ont représenté un réel danger pour la démocratie. D’une part, elles ont brisé la règle qui prévalait jusqu’ici au Bénin, suspendant de fait, depuis deux ans, toutes les incarcérations de journalistes. En l’absence d’une réelle dépénalisation, ce moratoire avait au moins permis de renouer des relations positives entre les autorités et la presse. D’autre part, Reporters sans frontières a estimé que court-circuiter les organes de régulation des médias, malgré le bon travail qu’ils avaient fourni ces dernières années, c’était prendre le risque de les dépouiller de tout pouvoir. Or, si les journaux peuvent commettre des fautes, dans une démocratie, la régulation de la presse ne peut pas être laissée à la police. Enfin, elles ont donné une tonalité politique à des affaires qui ne devraient relever que du strict domaine de la justice civile.

[Source: Reporters sans frontières]

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Festival International du Film de Ouidah: Quintessence 2007

Quintessence du 6 au 10 janvier 2007

Affiche du Festival International du Film de Ouidah: Quintessence 2007La cinquième édition du Festival International du Film de Ouidah, ville historique et ancien comptoir d’esclaves situé à environ 50 km de Cotonou, se déroulera du 6 au 10 janvier 2007.

Dénommé Quintessence, le festival, qui avait été initié par le cinéaste béninois Jean Odoutan, vise entre autres, à faire connaître les atouts du Bénin sur le plan cinématographique et à susciter des vocations dans le domaine du 7e Art.

Douze longs-métrages et treize courts-métrages seront en compétition pour les différents trophées (Python royal, le Python children, le Python pygmée, le Python papou, le Python à tête noire…) au cours de cette cinquième édition, qui se déroulera simultanément à Ouidah, Porto-Novo et Cotonou. Dans le cadre de l’Année Senghor, initiée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), un hommage sera rendu au poète et ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor. A cette occasion le film Mooladé de Ousmane Sembène sera projeté suivi d’un débat sur le respect des cultures et des civilisations, ainsi que sur le dialogue entre les peuples qu’a incarné l’homme, a confié le délégué général de Quintessence. La projection, se fera d’ailleurs en présence du réalisateur du film ou d’un de ses comédiens.

Des ateliers d’initiation, de perfectionnement et de renforcement des capacités, ainsi que des tables rondes sont aussi prévus au cours de cette édition, qui rendra également hommage au réalisateur ivoirien, Henri Duparc, disparu le 18 avril dernier à l’âge de 63 ans. Henri Duparc était à Ouidah lors de la première édition du Festival en janvier 2003.

Il faut signaler que de grands réalisateurs comme Richard Bohringer, Moctar Ba, Gaston Kabouré, Justin Zerbo, Mama Kéïta, Thierry Michel et bien d’autres seront à Quintessence 2007, qui sera parrainé par le fondateur de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA), Marcellin Zannou.

Cette année, le festival s’est décentralisé et plusieurs sites ont été retenus pour des projections. Il s’agit de l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) de Ouidah, la place du temple des pythons, le Fort français, le camp militaire de Ouidah, le CCF de Cotonou, l’esplanade du stade de l’Amitié, la place calvaire à Fidjrossé, la place Lénine à Akpakpa et à Porto-Novo.

Quintessence du 6 au 10 janvier 2007

Affiche du Festival International du Film de Ouidah: Quintessence 2007La cinquième édition du Festival International du Film de Ouidah, ville historique et ancien comptoir d’esclaves situé à environ 50 km de Cotonou, se déroulera du 6 au 10 janvier 2007.

Dénommé Quintessence, le festival, qui avait été initié par le cinéaste béninois Jean Odoutan, vise entre autres, à faire connaître les atouts du Bénin sur le plan cinématographique et à susciter des vocations dans le domaine du 7e Art.

Douze longs-métrages et treize courts-métrages seront en compétition pour les différents trophées (Python royal, le Python children, le Python pygmée, le Python papou, le Python à tête noire…) au cours de cette cinquième édition, qui se déroulera simultanément à Ouidah, Porto-Novo et Cotonou. Dans le cadre de l’Année Senghor, initiée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), un hommage sera rendu au poète et ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor. A cette occasion le film Mooladé de Ousmane Sembène sera projeté suivi d’un débat sur le respect des cultures et des civilisations, ainsi que sur le dialogue entre les peuples qu’a incarné l’homme, a confié le délégué général de Quintessence. La projection, se fera d’ailleurs en présence du réalisateur du film ou d’un de ses comédiens.

Des ateliers d’initiation, de perfectionnement et de renforcement des capacités, ainsi que des tables rondes sont aussi prévus au cours de cette édition, qui rendra également hommage au réalisateur ivoirien, Henri Duparc, disparu le 18 avril dernier à l’âge de 63 ans. Henri Duparc était à Ouidah lors de la première édition du Festival en janvier 2003.

Il faut signaler que de grands réalisateurs comme Richard Bohringer, Moctar Ba, Gaston Kabouré, Justin Zerbo, Mama Kéïta, Thierry Michel et bien d’autres seront à Quintessence 2007, qui sera parrainé par le fondateur de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA), Marcellin Zannou.

Cette année, le festival s’est décentralisé et plusieurs sites ont été retenus pour des projections. Il s’agit de l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) de Ouidah, la place du temple des pythons, le Fort français, le camp militaire de Ouidah, le CCF de Cotonou, l’esplanade du stade de l’Amitié, la place calvaire à Fidjrossé, la place Lénine à Akpakpa et à Porto-Novo.

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Les Tata Somba du Bénin et du Togo

Origine des Tata Somba

Le patrimoine architectural Béninois est constitué d’une grande diversité de types d’habitations dont le plus célèbre est l’habitation à étage de l’Atacora appelé communément Tata Somba.

Somba est le nom générique retenu par l’administration coloniale pour désigner un ensemble de groupes socioculturels vivant dans la montagne et le piémont occidental de l’Atacora. Les Tata Somba sont des constructions que le Nord Bénin a en commun avec le Nord Togo. Les ethnies concernées sont les Bétiabé, les Bétammaribé (Otammari au singulier) et les Bésorbé au Bénin, mais aussi les Tamberma au Togo. Tous ces peuples ont adopté cette forme d’architecture avec des particularités propres à chacun d’eux.

Un Tata Somba au nord du Bénin

Origine des Tata Somba

Le patrimoine architectural Béninois est constitué d’une grande diversité de types d’habitations dont le plus célèbre est l’habitation à étage de l’Atacora appelé communément Tata Somba.

Somba est le nom générique retenu par l’administration coloniale pour désigner un ensemble de groupes socioculturels vivant dans la montagne et le piémont occidental de l’Atacora. Les Tata Somba sont des constructions que le Nord Bénin a en commun avec le Nord Togo. Les ethnies concernées sont les Bétiabé, les Bétammaribé (Otammari au singulier) et les Bésorbé au Bénin, mais aussi les Tamberma au Togo. Tous ces peuples ont adopté cette forme d’architecture avec des particularités propres à chacun d’eux.

Un Tata Somba au nord du Bénin

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