Pénurie de médecins en Afrique

Photo de l'équipe médicale du dispensaire de Kokoro, Bénin« Il y a plus de médecins béninois exerçant en France qu’au Bénin », a martelé à plusieurs reprises le ministre français de l’Intérieur pour justifier son projet de loi sur l’immigration lors de sa tournée au Mali et au Bénin en mai dernier. L’Afrique compte en effet 96 000 médecins pour près de 700 millions d’habitants, contre 205 000 pour 62 millions en France.

Photo de l'équipe médicale du dispensaire de Kokoro, Bénin« Il y a plus de médecins béninois exerçant en France qu’au Bénin », a martelé à plusieurs reprises le ministre français de l’Intérieur pour justifier son projet de loi sur l’immigration lors de sa tournée au Mali et au Bénin en mai dernier. L’Afrique compte en effet 96 000 médecins pour près de 700 millions d’habitants, contre 205 000 pour 62 millions en France.

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L’Ordinateur à 100$ devient 2B1: The Children’s Machine

One Laptop per Child: The Children's Machine 1Dévoilée lors du Sommet mondial sur la société de l’information 2003, le “portable à 100 dollars” du projet One Laptop Per Child renomme son PC portable destiné aux enfants des pays en développement. Son nom officiel est désormais 2B1: The Children’s Machine 1.

Les 500 premiers prototypes viennent d’être livrés et sont parfaitement opérationnels. Et la véritable production devrait commencer au mois de novembre 2006. D’ailleurs, le prix de ce portable fabriqué par Quanta s’est quelque peu éloigné des 100 dollars du projet initial puisqu’il faut désormais compter environ 140 dollars par pièce.

One Laptop per Child: The Children's Machine 1Dévoilée lors du Sommet mondial sur la société de l’information 2003, le “portable à 100 dollars” du projet One Laptop Per Child renomme son PC portable destiné aux enfants des pays en développement. Son nom officiel est désormais 2B1: The Children’s Machine 1.

Les 500 premiers prototypes viennent d’être livrés et sont parfaitement opérationnels. Et la véritable production devrait commencer au mois de novembre 2006. D’ailleurs, le prix de ce portable fabriqué par Quanta s’est quelque peu éloigné des 100 dollars du projet initial puisqu’il faut désormais compter environ 140 dollars par pièce.

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Offre de stage génie civil (Kokoro, Bénin)

panneau chantier en constructionLa construction de la maternité de Kokoro démarrera mi-octobre. Nous offrons un stage à un étudiant en génie civil qui sera notre relais local. Il validera les étapes de la construction, et conseillera l’entrepreneur dans ses choix. Le stage est à pourvoir début octobre, pour une durée de 3 mois minimum. L’étudiant devra se rendre sur place à plusieurs reprises.

panneau chantier en constructionLa construction de la maternité de Kokoro démarrera mi-octobre. Nous offrons un stage à un étudiant en génie civil qui sera notre relais local. Il validera les étapes de la construction, et conseillera l’entrepreneur dans ses choix. Le stage est à pourvoir début octobre, pour une durée de 3 mois minimum. L’étudiant devra se rendre sur place à plusieurs reprises.

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TourismAfrica, le salon du tourisme en Afrique

Affiche du salon du tourisme en Afrique Tourismafrica 2006 L’industrie du tourisme mondial connaît une expansion remarquable. L’Afrique présente un fort potentiel touristique d’affaires et de loisir : le nombre de visiteurs passera à 47 millions en 2010 et à 77 millions en 2020 selon les estimations actuelles. Ce volume pourrait être en hausse si un certain nombre d’actions étaient entreprises.

Avec une croissance de 11% en 2005, l’Afrique a enregistré au niveau mondial la plus forte croissance en terme d’arrivées internationales. En 2005, le continent a reçu 36,8 millions de visiteurs, soit 10 millions de visiteurs de plus qu’en 2004 [1]. De plus, en 2006 le secteur touristique devrait représenter 9,9% du PIB africain et créer 16.060.000 emplois (7,8% du marché du travail). [2] C’est dans cette perspective que se tiendra le salon international TourismAfrica à Genève, du 10 au 15 septembre prochain.

Affiche du salon du tourisme en Afrique Tourismafrica 2006 L’industrie du tourisme mondial connaît une expansion remarquable. L’Afrique présente un fort potentiel touristique d’affaires et de loisir : le nombre de visiteurs passera à 47 millions en 2010 et à 77 millions en 2020 selon les estimations actuelles. Ce volume pourrait être en hausse si un certain nombre d’actions étaient entreprises.

Avec une croissance de 11% en 2005, l’Afrique a enregistré au niveau mondial la plus forte croissance en terme d’arrivées internationales. En 2005, le continent a reçu 36,8 millions de visiteurs, soit 10 millions de visiteurs de plus qu’en 2004 [1]. De plus, en 2006 le secteur touristique devrait représenter 9,9% du PIB africain et créer 16.060.000 emplois (7,8% du marché du travail). [2] C’est dans cette perspective que se tiendra le salon international TourismAfrica à Genève, du 10 au 15 septembre prochain.

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Africa Paradis bientôt au cinéma?

Une Afrique unie, prospère et hospitalière, terre d’accueil pour des immigrants européens en quête de fortune et d’une vie meilleure. C’est le regard ambitieux que jette le réalisateur Sylvestre Amoussou sur le continent africain, à travers son film Africa Paradis. Racisme, xénophobie, intolérance… Il dénonce, avec humour et second degré, la dure réalité des immigrés africains en Occident, qu’ils soient clandestins ou en situation régulière. Mais dans Africa Paradis les rôles sont inversés: c’est une Afrique prospère qui devient terre d’accueil pour une grande vague d’immigrés européens fuyant la misère dans leurs pays.

Optimiste, Sylvestre Amoussou apporte un regard neuf sur l’avenir du continent noir. Africa Paradis dépeint une Afrique longtemps opprimée, mais forte d’un nouvel essor économique et d’une stabilité politique insoupçonnée. “J’ai décidé que l’Afrique est devenu un continent riche et l’Europe est devenu totalement décadente. Donc l’immigration change de camp. Et ce sont les blancs, les européens qui vont au Consulat des Etats-Unis d’Afrique pour demander un Visa pour se rendre en Afrique”. Africa Paradis, affiche du film franco-béninois de Sylvestre Amoussou

Une Afrique unie, prospère et hospitalière, terre d’accueil pour des immigrants européens en quête de fortune et d’une vie meilleure. C’est le regard ambitieux que jette le réalisateur Sylvestre Amoussou sur le continent africain, à travers son film Africa Paradis. Racisme, xénophobie, intolérance… Il dénonce, avec humour et second degré, la dure réalité des immigrés africains en Occident, qu’ils soient clandestins ou en situation régulière. Mais dans Africa Paradis les rôles sont inversés: c’est une Afrique prospère qui devient terre d’accueil pour une grande vague d’immigrés européens fuyant la misère dans leurs pays.

Optimiste, Sylvestre Amoussou apporte un regard neuf sur l’avenir du continent noir. Africa Paradis dépeint une Afrique longtemps opprimée, mais forte d’un nouvel essor économique et d’une stabilité politique insoupçonnée. “J’ai décidé que l’Afrique est devenu un continent riche et l’Europe est devenu totalement décadente. Donc l’immigration change de camp. Et ce sont les blancs, les européens qui vont au Consulat des Etats-Unis d’Afrique pour demander un Visa pour se rendre en Afrique”. Africa Paradis, affiche du film franco-béninois de Sylvestre Amoussou

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Les Zémidjans roulent pour la scolarisation des filles

Au Bénin, une fille sur trois ne va pas à l’école. Pour promouvoir l’éducation des filles auprès des parents, l’UNICEF a lancé en juin dernier une campagne d’affichage “Toutes les filles à l’école”.

Affiche de l'UNICEF pour la campagne "Toutes les filles à l'école", au BéninDe grands panneaux ont été disposés aux endroits où les écoles sont le moins fréquentées par les filles. Pour améliorer la visibilité de la campagne, les Zémidjans, ces taxi-motos au T-shirt jaunes très visibles, ont été sollicités et portent tous des T-shirts reprenant les affiches de l’UNICEF. Cette campagne de l’UNICEF est l’illustration du programme d’accélération de la scolarisation des filles, mené sur 10 ans. Elle a pu démarrer grâce à la participation du gouvernement hollandais (7,6 millions de dollars)

Au Bénin, une fille sur trois ne va pas à l’école. Pour promouvoir l’éducation des filles auprès des parents, l’UNICEF a lancé en juin dernier une campagne d’affichage “Toutes les filles à l’école”.

Affiche de l'UNICEF pour la campagne "Toutes les filles à l'école", au BéninDe grands panneaux ont été disposés aux endroits où les écoles sont le moins fréquentées par les filles. Pour améliorer la visibilité de la campagne, les Zémidjans, ces taxi-motos au T-shirt jaunes très visibles, ont été sollicités et portent tous des T-shirts reprenant les affiches de l’UNICEF. Cette campagne de l’UNICEF est l’illustration du programme d’accélération de la scolarisation des filles, mené sur 10 ans. Elle a pu démarrer grâce à la participation du gouvernement hollandais (7,6 millions de dollars)

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Bénin (juillet 2006): Mission d’enseignement accomplie!

Alexia, Marie, Guillaume et Sébastien constituent l’équipe d’enseignants partie à Kokoro (Bénin) pendant le mois de juillet. Fraîchement rentrés, ils racontent…

Et voilà… Nous sommes rentrés en France après quatre semaines exceptionnelles passées au Bénin. Le retour à la vie européenne est assez difficile et tant de détails me manquent : les chants et les rires des enfants, leur présence perpétuelle, les «bonne arrivée» et les «odji dada ?… adoukpé»[1] que l’on entend toute la journée, les conversations parfois un peu piquantes sur la vie et les habitudes françaises… même les cris nocturnes des biquettes, les nuits sous moustiquaires et les douches au seau avaient fait leur place dans mon quotidien…

Alexia Furon, Sébastien Gallas, Guillaume Nevoux et Marie MazeraiSi les kokorois sont accueillants, le reste des béninois l’est tout autant… A chacune de nos escales de fin de semaine nous avons rencontré des gens qui nous ont aidés, conseillés, faits découvrir un peu de leur pays et de leur culture… Mais Kokoro… rien ne vaut Kokoro! En si peu de temps, nous avons été intégré parmi l’ensemble des villageois et les quitter a été un véritable déchirement.

Malgré le peu de recul, il me semble que notre mission s’est très bien déroulée. Notre équipe s’est très bien entendue et nos différentes personnalités se sont bien complétées. Nous avons mis en place les cours aux collégiens chaque matin de la semaine: français pour Marie, anglais pour Guillaume, histoire-géographie pour Sébastien et mathématiques pour moi. Lors de notre deuxième semaine de cours, Gilbert, lycéen kokorois, est venu nous aider et a donné des cours de SVT.

Tous les après-midi, nous avons mis en place des jeux pour les enfants de l’école primaire auxquels beaucoup de collégiens ont participé. C’était formidable de voir tous ces enfants si enthousiastes quelles que soient les activités proposées. Et l’enthousiasme s’est transformé en euphorie lors des deux journées consacrées aux grands jeux…

Notre séjour a aussi été consacré à l’avancement du projet maternité et à l’élaboration d’un constat par rapport aux besoins en eau du village.

Pour ma part, mais je crois que mes coéquipiers l’ont également vécu comme tel, j’ai l’impression d’avoir infiniment plus reçu que donné et je me sens riche de nouvelles valeurs et habitudes de vie. J’ai vécu cette première expérience sur le continent africain comme un immense coup de cœur ! J’espère que la vie me donnera l’occasion de retourner à Kokoro… «Adoukpé»

Alexia Furon, membre de l’équipe de juillet 2006

Notes

[1] Expressions nago signifiant : « bien réveillé ?…si dieu le veut » que les habitants utilisent très souvent

Les Tata Somba du Bénin et du Togo

Origine des Tata Somba

Le patrimoine architectural Béninois est constitué d’une grande diversité de types d’habitations dont le plus célèbre est l’habitation à étage de l’Atacora appelé communément Tata Somba.

Somba est le nom générique retenu par l’administration coloniale pour désigner un ensemble de groupes socioculturels vivant dans la montagne et le piémont occidental de l’Atacora. Les Tata Somba sont des constructions que le Nord Bénin a en commun avec le Nord Togo. Les ethnies concernées sont les Bétiabé, les Bétammaribé (Otammari au singulier) et les Bésorbé au Bénin, mais aussi les Tamberma au Togo. Tous ces peuples ont adopté cette forme d’architecture avec des particularités propres à chacun d’eux.

Un Tata Somba au nord du Bénin

Origine des Tata Somba

Le patrimoine architectural Béninois est constitué d’une grande diversité de types d’habitations dont le plus célèbre est l’habitation à étage de l’Atacora appelé communément Tata Somba.

Somba est le nom générique retenu par l’administration coloniale pour désigner un ensemble de groupes socioculturels vivant dans la montagne et le piémont occidental de l’Atacora. Les Tata Somba sont des constructions que le Nord Bénin a en commun avec le Nord Togo. Les ethnies concernées sont les Bétiabé, les Bétammaribé (Otammari au singulier) et les Bésorbé au Bénin, mais aussi les Tamberma au Togo. Tous ces peuples ont adopté cette forme d’architecture avec des particularités propres à chacun d’eux.

Un Tata Somba au nord du Bénin

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La contrefaçon de médicaments tue

African boy looking for medics En 1995, quatre-vingt-neuf personnes sont mortes à Haïti après avoir pris un sirop contre la toux… contenant de l’antigel. Le même produit tuera trente enfants en Inde en 1998. Préoccupation majeure de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les décès dus à l’ingestion de médicaments contrefaits se multiplient. Victimes de la revente de produits pharmaceutiques usagés ou périmés, les pays émergents doivent faire face depuis quelques années à l’arrivée massive de médicaments de contrefaçon.

Copiant à la fois les substances brevetées et génériques, ces produits (de nature et aux effets très divers) représenteraient plus de 10% du marché mondial des produits pharmaceutiques. Si certains contiennent, en faible quantité, un principe actif, d’autres composés de plantes, de craie ou d’huile d’olive sont des placebos. Enfin, les plus nocifs ont été fabriqués avec des produits toxiques (goudron, antigel) vendus pour traiter la fièvre, le paludisme ou lutter contre le sida. « Il y a des gens qui vont droit dans la tombe en se croyant soignés », déplore Thierry Beaugé, vice-président de l’ONG Transparency International France. Car il est très difficile de différencier un médicament contrefait d’un vrai. Produits par des laboratoires clandestins (notamment en Chine et en Inde), les remèdes sont acheminés dans des conteneurs qui transitent par les aéroports européens et américains, gages de qualité pour les clients, africains à 80%.

Réunis à Rome en février 2006 sous l’égide de l’OMS, les institutions et les laboratoires demandent l’harmonisation et le durcissement de la réglementation internationale. Première étape : la mise en place à l’automne d’un groupe de travail associant les différents acteurs du secteur (douanes, Interpol, Organisation mondiale du commerce…). Parallèlement, un système européen de traçabilité des médicaments sous forme de code-barres (Data Matrix) est à l’étude.

Mais lorsque l’on sait que le marché de la contrefaçon de médicaments est moins risqué et plus lucratif que le trafic de drogues, l’endiguer est un défi de taille.

[Extrait d’un article paru dans l’édition du Monde du 04.07.06]

Aya de Yopougon, une BD sur l’Afrique d’aujourd’hui

Aya de Yopougon, couverture de la BD ivoirienneA quelques semaines de la sortie du tome 2, nous voulions vous parler d’une très belle BD découverte au début de l’année: Aya de Yopougon, tome 1, prix du premier album au festival de la BD d’Angoulême 2006.

Cette excellente BD pleine d’humour et de tendresse raconte la vie quotidienne de trois jeunes filles d’un quartier populaire d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Aya nous offre l’image d’une femme décidée, ambitieuse qui veut devenir médecin quand ses deux copines Adjoua et Bintou ne pensent qu’à gazer dans les maquis avec des galériens. Vous y apprendrez que décaler signifie danser, que les gazelles sont des jeunes filles et que les maquis sont ces bar-restaurants populaires, souvent en plein air, où les jeunes se retrouvent pour danser.

On évoque souvent l’Afrique pour parler des problèmes politiques, économiques et sociaux. La scénariste, Marguerite Abouet, née à Abidjan en 1971, a souhaité montrer que, malgré les difficultés quotidiennes, beaucoup d’Africains vivent et aiment comme les Européens. Avec une voix et un humour délectable, elle raconte une Afrique bien vivante, loin des clichés, de la guerre et de la famine. On y parle de drague, de contraception, des ruses pour échapper à la vigilance parfois pesante d’un père…

Grâce aux superbes dessins et aux très belles couleurs de Clément Oubreri, on se croit vraiment transporté à Abidjan. A coup de détails et expressions typiques de l’Afrique de l’Ouest, la vie est décrite telle qu’elle est en ce moment là-bas. Pour les amateur de bande dessinée, sachez que pour ne rien gâcher, Joann Sfar est le directeur de cette nouvelle collection Bayou chez Gallimard…

Aya parle de sa grossesse à une tantieAutour de l’histoire d’Aya, il y a plein de bonus sympathiques : la préface d’Anna Gavalda, et l’indispensable lexique ivoirien avec les conseils pour bien rouler du tassaba (les fesses), les secrets du port du pagne ou encore les recettes du Gnamankoudji (jus de gingembre aux vertus aphrodisiaques), de banane plantain alloco et de la délicieuse sauce arachide.

Nous recommandons vivement la lecture de Aya de Yopougon. Elle nous a rappelé d’agréables souvenirs de l’Afrique et du Bénin. Vivement la suite de ses aventures à Yop City!

Feuilletez quelques pages de cette bande dessinée africaine en attendant la sortie du tome 2 le 7 septembre 2006. N’hésitez pas à nous laissez vos commentaires!

Acheter le Tome 1 de Aya de Yopougon.