De nouveaux projets…

Quelques semaines après notre retour du Bénin, nous pensons toujours beaucoup aux enfants et au village de Kokoro. Nous ne nous lassons pas de partager notre expérience avec nos proches et de leur montrer les nombreuses photos de notre périple.

Nous avons organisé un dîner entre les 2 équipes de Kokoro (celle de Juillet et celle d’Août). Il faut savoir qu’avant de rentrer, Nico et moi avons passé plusieurs jours à Kokoro pour un dernier adieu au village. Nous avons vraiment sympathisé avec Laetitia, Dawya, Johanna et Matthieu de l’équipe du mois d’Août. Suite à ce dîner nous avons décidé de continuer à aider Kokoro depuis la France. Nous allons créer une association dans le but de construire la maternité que tout le monde attend à Kokoro.
Vous en saurez plus prochainement…
Equipe de choc

De retour en France

Nicolas Cavelier et Basile GroultCa y est ! Après le coup de massue de mardi soir, nous sommes enfin de retour en France.
Nous vous avions laissé un message depuis les bureaux d’Afrique Airlines mardi soir. Nous avons été logés dans un hôtel de Cotonou et nous avons eu droit à une petite collation avant de nous coucher à 3 heures du matin.
Le lendemain matin, après le petit déjeuner, un taxi est venu nous chercher pour nous emmener à l’agence dans le but de discuter avec le responsable de la compagnie. Il était 10H30 lorsque nous sommes arrivés dans les locaux où les 30 passagers restés sur le tarmac la veille commençaient à perdre patience.
Heureusement que nous sommes restés groupés avec 8 autres personnes mardi soir, car nous avons beaucoup plus de poids que pour des réclamations individuelles. Après plus de 2 heures à parlementer, nous avons obtenu l’assurance de partir sur le vol de samedi 21 Août et une compensation financière de 250 FF par jour et par personne pour se loger et se nourrir. Autant dire qu’au Bénin cela représente beaucoup d’argent.
Ni une, ni deux, nous voilà parti, Nico et moi, à l’hôtel de Ouidah que nous avions tant apprécié quelques jours plus tôt. Notre bungalow sur la plage, à 50 mètres de la mer (80 FF la nuit!) et le restaurant de l’hôtel nous ont permis de digérer le décalage de notre retour.
Nous avons passé 3 jours à bronzer sur la plage et à faire des longueurs dans la piscine de l’hôtel voisin. Il faut avouer que nous nous en sommes bien sorti…
Un taxi est même venu nous rechercher samedi après midi pour nous rendre à l’agence d’Afrique Airlines. Nous avons reçu nos cartes d’embarquements et nos bagages ont étés enregistrés sans passer par l’aéroport. Super ! Heureusement car nous avions facilement 20 ou 25 kilos de surplus avec nos djembés, statuettes, masques…

Nos amis et nos proches étaient là pour nous accueillir à 7H00 du matin dimanche. Merci beaucoup pour eux et pour les autres qui auraient dû être là mercredi matin…
Nous allons rajouter des photos dès que possible sur le site pour vous faire partager nos aventures.
A très bientôt.

Les deux aventuriers

Etape à Dogbo !

Après une heure d’attente dans un cyber perdu au fin fond du Bénin, nous pouvons enfin profiter d’une connexion 56K pour 15 ordinateurs ! Nos deux nuits à Ouidah se sont passées à merveille: l’hôtel était terrible! Surtout le restaurant, où nous nous sommes éclatés le bide ! Pour la première fois depuis plus d’un mois nous avons mangé de la grande cuisine… Barracuda grillé, brochettes de bœuf braisé ou encore des demi-poulets bien dodus… Et tout ça pour à peine 30 FF le plat !
Samedi soir, un concert commémoratif de la Diaspora (Festival Gospel & Racines) avait lieu sur la plage à deux pas de notre hôtel. La musique était très bien et beaucoup de groupes internationaux se sont produits sur scène. Génial ! Le lendemain, nous avons profité de la plage et des quelques rayons du soleil de la matinée. Ensuite nous avons assisté à une cérémonie Vodou sur les revenants: quiconque touchait le pagne des danseurs mourrait sur le champ. Ca nous a fait froid dans le dos.

Ce matin, lundi, nous avons visité l’ancien fort portugais de Ouidah et nous avons pénétré dans la forêt sacrée à l’écart de la ville. Vous verrez les photos, c’était magnifique !
Nous sommes arrivés à Dogbo dans l’après midi pour y rejoindre un copain de classe parti en mission humanitaire au mois d’Août.
Nous dormons ici ce soir avant de partir pour Natittingou au Nord du pays. Ne vous inquiétez pas pour nous, tous se passe très bien.
A bientôt…

Nico et Baz

Mauvaise nouvelle pour les parcs…

On a eu des news ce matin du mec du Ministère de l’Environnement: pour les parcs ça va être difficile car ils sont tous fermés et les pluies ne nous permettrons pas d’avoir de passe-droit. Dommage! Ce n’est pas grave on va tout de même partir demain ou après demain pour le Nord et visiter les plus beaux villages du Bénin. On retournera aussi à Toui et Kokoro pour un dernier adieu à tout le monde. On passera aussi quelques nuits à Ouidha au bord de la mer avant de reprendre l’avion le 17 Août à 22H environs (gare au retard d’Air Togo!).
A part ça tout va bien, il fait un temps splendide. Ce soir on va manger chez Wilfrid avec sa femme et sa fille de 8 ans. Fontaines de Sodabi en perspective. Les nouvelles équipes sont parties hier midi. Celle de Cotonou a commencé hier aussi. Ils ont du mal à trouver leur place car les cours d’été sont assurés par des profs et ils ne savent pas encore quoi faire… Bilan dans quelques semaines. Les trois équipes (Toui, Kokoro, Cotonou) se retrouveront d’ailleurs ce week-end pour la fête des masques ou des chasseurs à Toui.
On tâchera de vous donner des nouvelles régulièrement sur ce site. N’hésitez pas à nous envoyer des mails ou des messages sur le livre d’or.
Les baroudeurs tracent la route…

Nico et Baz

Retour à Cotonou pour dire au revoir à nos amis…

lost in translationC’est le cœur lourd et avec beaucoup de regret que nous avons quitté nos compagnons de voyage samedi soir. Nous avons tous vécu la même grande expérience et beaucoup sont devenus des amis. L’avion du retour avait plus de 6 heures de retard. Nous sommes arrivés à l’aéroport à 20H et nous sommes rentrés à 7H du mat’. On a tous dormi et discuté sur les trottoirs de Cotonou. Très folklorique et pas si étonnant que ça après 1 mois de vie béninoise !
Nicolas et moi avons accueilli les nouvelles équipes de Kokoro, Toui et Cotonou juste après le départ des juilletistes. Ils ont tous l’air sympa (surtout ceux de Kokoro !). Nous nous sentons tous les deux très seuls depuis dimanche matin. Nous préparons activement notre périple de 15 jours à travers le Bénin. Nous avons RDV mercredi avec le ministre de l’environnement du Bénin. Peut être que celui-ci pourra nous ouvrir les portes des parcs et des réserves d’animaux du pays. On croise les doigts. De toute façon, on est sûr de ne pas s’ennuyer. Nous avons beaucoup de contacts à travers le pays et nous ne serons jamais livrés à nous même (ça c’est pour rassurer nos familles). Nous repasserons aussi à Kokoro avant notre retour. Pour un dernier au revoir aux enfants et amis de “notre si beau village”.

Merci à tous pour vos messages sur le livre d’or et à vos commentaires sur les photos. Ca nous touche beaucoup… On vous embrasse tous…

Bisou spécial à nos Kokorettes Annabelle Vandenbergue et Myriam Arnold qui ont retrouvé les joies de l’eau chaude, du chocolat et des steaks hachés…

On embrasse aussi très fort Camille Daveri, Safia El Bied, Christophe Porreta, Thibault Delachaise, Louise Leclerc, Marjorie Bijon, Léa Ouchacoff, Ester Demteli et les autres… Vous nous manquez déjà! Bon retour et à très bientôt.

Des adieux difficiles à Kokoro

Ca y est ! Nous sommes partis ce matin de Kokoro…
Ca a été vraiment difficile pour nous 4, mais aussi pour les enfants et amis que nous nous sommes fait là-bas. Les larmes ont coulé à flot et nous ne rêvons que d’une chose: retourner dans “notre village” dans quelques années !

Ca y est ! Nous sommes partis ce matin de Kokoro…
Ca a été vraiment difficile pour nous 4, mais aussi pour les enfants et amis que nous nous sommes fait là-bas. Les larmes ont coulé à flot et nous ne rêvons que d’une chose: retourner dans “notre village” dans quelques années !

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Un 14 Juillet au Bénin ;o)

Coucou tout le monde !
On n’a pas eu l’occasion de vous donner trop de nouvelles dernièrement, mais le Bénin n’est définitivement pas le berceau de l’Internet !
Ca y est, nous avons commencé les cours au collège du village au lieu des primaires. Ce qui est finalement une bonne chose car les enfants du primaire ne parlent quasiment pas français. Hier nous étions au collège de 8H à 12H. Les enfants sont attentifs, mais ont des difficultés avec notre accent. Malgré tout, ils sont heureux d’apprendre auprès des “yovos” en pleine période de vacances.
Après une sieste méritée (et très respectée au Bénin), nous sommes allés à l’école primaire de 15H à 17H pour faire des animations avec les enfants: coloriages, foot, lecture, petits jeux et chants (Annabelle chante à la perfection “le petit indien Nagawika”)…
Le village est très heureux de nous avoir. C’est la première fois que des européens viennent à Kokoro pour s’occuper de leurs enfants. Tout le monde se met en quatre pour nous faciliter la vie (repas, eau, électricité, visites…). Aujourd’hui, nous avons rencontré le “Balé” du village, qui représente le roi (maire) dans les petites agglomérations. Nous lui avons apporté une bouteille de vin, et pour nous remercier, il nous a offert un coq vivant et une poule ! Nous les mangerons lundi soir, car demain midi, nous partons pour Cotonou, afin d’aller fêter le 14 juillet à l’ambassade de France. Grosses bises à tous…

La Kokoro team !

Pourquoi VIDOME ?

Beaucoup d’entre vous m’ont demandé ce que signifiait le mot «vidome».
En fait, l’idée me vient de M. Padonou, un instituteur français d’origine béninoise que j’ai rencontré pour préparer le voyage. C’est un mot en Fon, le dialecte le plus répandu au Bénin, après le français. On pourrait l’interpréter comme ça :
« vi » = l’enfant
« do » = avoir besoin
« me » = quelqu’un
Ce qui donne « les enfants ont besoin de nous ».
De plus, cela rappelle un phénomène dont on parle beaucoup au Bénin : le vidomegon.

Voici l’extrait d’un article paru dans Libération le 28 Avril 2004 :

“Au Bénin, plus de 500 000 enfants seraient exploités, maltraités ou «exportés» dans les pays voisins pour travailler dans des conditions proches de l’esclavage. Dans cette société à la dérive, le phénomène de l’enfant-marchandise passe pour une situation normale. Autrefois, les parents confiaient leurs enfants à des familles plus fortunées qui assuraient l’éducation. Cette coutume, appelée vidomegon, s’est pervertie. On fait maintenant du profit avec l’enfant placé, et lorsqu’il fait défaut, on l’achète. Dès l’âge de 6 ans, les gamins travaillent sur les chantiers, les marchés, quand ils ne sont pas prostitués. Ils sont fournis le plus souvent par des intermédiaires battant les campagnes. Ceux-ci, pour rassurer les parents crédules, envoient quelquefois de la ville la photo de l’enfant, propre et bien habillé.”

Notre objectif principal est de diminuer le taux d’échec scolaire afin de favoriser de réelles opportunités d’emploi et de restaurer la confiance en soi des enfants et de leurs parents.
Nous n’avons pas la prétention changer le monde, mais si par notre action nous permettons à quelques enfants d’éviter de subir le même sort…