Les représentants du secteur sanitaire privé béninois ont présenté leurs principales difficultés au président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, lors d’une audience tenue le mardi 27 octobre 2026. Cette rencontre a porté sur les conditions d’exercice des professionnels, le fonctionnement des structures privées de soins et leur place dans l’organisation générale de la santé au Bénin.
Au cours des échanges, la délégation a exposé les contraintes qui affectent le quotidien des établissements privés. Les acteurs concernés estiment que plusieurs obstacles de nature structurelle limitent le fonctionnement de leurs structures et compliquent le maintien d’une offre de soins conforme aux exigences médicales. Ils ont ainsi demandé que les pouvoirs publics examinent l’évolution du dispositif législatif applicable à leur activité.
Un cadre juridique à faire évoluer
La réforme souhaitée doit, selon les représentants du privé, mieux prendre en compte les investissements engagés dans les établissements sanitaires. Leur demande porte à la fois sur la protection de ces investissements et sur le respect des normes encadrant les prestations médicales. Dans leur démarche, les professionnels mettent donc en relation deux impératifs : permettre aux structures de fonctionner dans de meilleures conditions et préserver la qualité des soins proposés aux patients.
Les délégués ont également sollicité un accompagnement plus direct de l’État. Ils considèrent qu’un tel soutien contribuerait à réduire le poids des charges d’exploitation qui pèsent sur leurs structures. Ils l’associent aussi au maintien d’infrastructures sanitaires performantes sur l’ensemble du territoire béninois.
| Point abordé | Demande formulée |
|---|---|
| Règles applicables au privé | Faire évoluer le cadre législatif |
| Fonctionnement des structures | Obtenir un accompagnement plus direct de l’État |
| Organisation des soins | Créer une meilleure passerelle avec le secteur public |
Une passerelle souhaitée avec le public
La délégation a par ailleurs plaidé pour un rapprochement plus organisé entre les deux composantes du système national de santé. Les professionnels du privé souhaitent que les établissements publics et privés ne fonctionnent plus comme deux ensembles séparés, mais qu’ils puissent s’appuyer sur une coopération plus étroite. La nature précise des mécanismes à mettre en place n’a pas été détaillée dans le compte rendu de l’audience.
Pour les représentants reçus par Joseph Djogbénou, cette articulation doit d’abord répondre aux besoins des usagers. Ils défendent l’objectif d’un accès à un niveau de qualité comparable, quel que soit l’établissement choisi par un patient béninois. Leur proposition vise ainsi à réduire les écarts entre les parcours de soins dans le public et ceux suivis dans les structures privées.
La rencontre avec le président de l’Assemblée nationale a permis au secteur sanitaire privé de porter ces préoccupations auprès de la représentation nationale. Les demandes présentées concernent principalement la législation, l’appui de l’État et la coopération entre les deux secteurs. Le compte rendu ne fait pas état, à ce stade, d’une décision arrêtée ni d’un calendrier pour l’examen de ces propositions.