Le Bénin veut renforcer la coordination entre la santé humaine, la santé animale, la santé végétale et la protection des écosystèmes. La démarche a été mise en avant mardi 3 novembre 2026 à Cotonou, lors du lancement officiel de la 11ᵉ édition de la Journée mondiale consacrée à l’approche « Une seule Santé ».
La cérémonie a réuni des représentants du gouvernement, des professionnels de santé, des élus locaux, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile. L’édition de cette année est placée sous le thème : « Unir les secteurs pour la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes ». Les échanges visent à mettre en avant les avancées enregistrées au niveau national et à consolider la collaboration entre les différents domaines concernés.
Une coopération entre plusieurs secteurs
À l’ouverture des travaux, le préfet du Littoral, Gilbert Déou, a insisté sur les liens entre les différentes dimensions de la santé. Selon lui, les interventions publiques ne peuvent pas être conduites séparément lorsque les risques touchent simultanément les populations, les animaux et leur environnement.
Le ministre du Cadre de vie et des Transports, Georges Alé, a pour sa part évoqué les effets de la pollution, de la dégradation des terres et des changements climatiques. Il a défendu une gouvernance intégrée, fondée sur une action coordonnée des secteurs concernés. Cette orientation inscrit les questions environnementales dans la prévention des menaces sanitaires.
| Secteur | Éléments mis en avant |
|---|---|
| Santé humaine | Prévention des maladies infectieuses |
| Santé animale | Vaccination des animaux domestiques |
| Santé végétale et environnement | Prise en compte de la pollution, des terres et du climat |
La lutte contre la rage au centre des objectifs
La ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yéton Bloukounon Goubalan, a rappelé que l’approche devait également inclure la santé végétale. Elle a cité les campagnes de vaccination antirabique conduites depuis 2019 et a replacé ces actions dans la stratégie de prévention des maladies transmissibles entre les animaux et les humains.
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a souligné les relations entre les maladies infectieuses et les pressions exercées sur les milieux naturels. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement béninois en faveur d’un objectif fixé à l’horizon 2030 : éliminer les décès humains dus à la rage au Bénin.
« Atteindre zéro décès humain dû à la rage au Bénin d’ici 2030 »
Dans ce cadre, le ministre de la Santé a appelé les populations à faire vacciner leurs animaux domestiques. La vaccination antirabique, citée parmi les actions engagées depuis 2019, constitue l’un des volets de la coopération recherchée entre les services sanitaires, les acteurs de l’élevage et les collectivités.
Le lancement de cette 11ᵉ édition donne ainsi une place centrale à la prévention et à la collaboration institutionnelle. À Cotonou, les autorités ont présenté l’approche « Une seule Santé » comme un cadre destiné à rapprocher les politiques relatives aux personnes, aux animaux, aux plantes et aux écosystèmes, plutôt qu’à traiter séparément les risques qui les concernent.