La douzième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’ouvre le 4 novembre 2026 à Bamako. La phase technique, prévue jusqu’au 6 novembre, réunira des représentants du Mali et de la Commission de l’UEMOA afin d’évaluer le niveau d’application des engagements communautaires et l’état d’avancement des opérations régionales.
L’exercice couvre les huit États membres de l’Union. Il porte cette année sur 149 textes réglementaires, ainsi que sur onze projets et programmes communautaires. Le portefeuille examiné représente un coût global de 19,6 milliards de FCFA. Cette enveloppe concerne l’ensemble des opérations retenues à l’échelle régionale et ne correspond pas à des financements réservés au Mali.
Une vérification de l’application des règles communautaires
La revue ne se limite pas à vérifier si les textes de l’UEMOA ont été officiellement intégrés dans les législations nationales. Les évaluateurs doivent également apprécier leur mise en œuvre concrète par les administrations concernées. Cette distinction permet de séparer l’adoption juridique d’une mesure de son application effective dans les services publics et dans les secteurs concernés.
Les domaines examinés touchent notamment à la gestion des finances publiques, au fonctionnement du marché commun et aux politiques sectorielles conduites dans les États membres. Pour le Bénin comme pour les autres pays de l’Union, ce type d’évaluation constitue un cadre de suivi des obligations communes qui structurent l’intégration économique et monétaire ouest-africaine.
- 149 textes réglementaires seront analysés ;
- 11 projets et programmes figurent dans le portefeuille de cette édition ;
- le coût global annoncé atteint 19,6 milliards de FCFA ;
- l’évaluation concerne les huit pays membres de l’UEMOA.
Le précédent résultat du Mali
La rencontre de Bamako permettra aussi de mesurer l’évolution de la mise en œuvre au Mali. Lors de la précédente évaluation, le pays avait obtenu un taux moyen de 75,52 % en 2025, contre 80,06 % en 2024. La comparaison faisait apparaître un recul de 4,54 points sur un an.
| Indicateur malien | Résultat |
|---|---|
| Taux moyen en 2024 | 80,06 % |
| Taux moyen en 2025 | 75,52 % |
| Évolution sur un an | -4,54 points |
Les travaux doivent permettre d’identifier les textes pleinement appliqués, ceux dont l’exécution demeure incomplète et les programmes confrontés à des difficultés administratives, budgétaires ou techniques. Cette lecture doit fournir une appréciation plus précise de la réalité des réformes, au-delà des seules décisions formelles prises par les États.
Un portefeuille recentré sur les opérations en cours
La Commission de l’UEMOA a retiré du portefeuille régional quatorze projets considérés comme achevés, en phase de clôture ou devenus inactifs. Leur coût cumulé était évalué à 56,79 milliards de FCFA. Ce retrait vise à concentrer la revue de 2026 sur les opérations qui restent effectivement en cours et dont l’exécution peut encore faire l’objet d’un suivi.
La phase technique de Bamako doit précéder une évaluation politique entre le gouvernement malien et la Commission de l’UEMOA. Le nouveau taux de mise en œuvre permettra notamment de déterminer si la baisse observée lors du précédent exercice s’est poursuivie ou si elle a été corrigée. À l’échelle de l’Union, les résultats de cette revue serviront à apprécier l’application des règles communes et la progression des investissements régionaux encore actifs.