Un homme présenté comme un guérisseur traditionnel a été placé sous mandat de dépôt après la découverte d’ossements humains présumés à son domicile, à Hounvié, dans la commune de Tori-Bossito, département de l’Atlantique. L’intéressé avait été interpellé le 26 octobre 2026 par les agents du commissariat d’arrondissement. La procédure porte sur des faits présumés de trafic d’ossements humains, selon les éléments communiqués par la Police républicaine.
L’intervention des forces de sécurité serait intervenue après la réception de renseignements faisant état de l’utilisation présumée de restes humains dans la préparation de produits. Les policiers se sont rendus au domicile du suspect afin de vérifier ces informations. Une perquisition a ensuite été menée en sa présence, précise le compte rendu relayé par Benin Web TV.
Des ossements retrouvés dans une jarre
Au cours de la fouille, les agents auraient découvert une jarre remplie d’eau contenant plusieurs ossements. Le récipient se trouvait sous un arbre, à l’extérieur de la maison. Interrogé sur l’origine de ces restes, l’homme aurait déclaré qu’il s’agissait d’ossements de bœuf. Cette affirmation n’a toutefois pas été retenue après l’examen sollicité par les enquêteurs.
La Police républicaine indique en effet avoir demandé l’avis d’un médecin pour déterminer la nature des ossements. Au terme de cet examen, le praticien aurait conclu qu’il s’agissait de restes humains. Cette conclusion médicale constitue, à ce stade, un élément de la procédure rapportée par les autorités policières. Elle devra être appréciée dans le cadre judiciaire compétent.
| Élément | Information rapportée |
|---|---|
| Lieu de l’interpellation | Hounvié, Tori-Bossito |
| Date | 26 octobre 2026 |
| Découverte | Ossements dans une jarre remplie d’eau |
| Suite judiciaire | Placement sous mandat de dépôt |
Le suspect présenté au procureur
Après son interpellation, l’homme a été placé en garde à vue. Il a ensuite été présenté au procureur de la République, qui a décidé de son placement sous mandat de dépôt. Cette mesure signifie que le suspect est détenu dans le cadre de la procédure, mais elle ne préjuge pas de sa culpabilité. Les faits restent qualifiés de présumés tant qu’une décision définitive de justice n’est pas intervenue.
Le dossier concerne désormais les conditions dans lesquelles les ossements ont été détenus, leur origine et l’usage qui aurait pu en être fait. Les éléments communiqués ne précisent ni l’identité du suspect, ni la quantité exacte des restes découverts, ni la date d’une éventuelle audience. La procédure devra établir les responsabilités sur la base des constatations policières et des éléments examinés par la justice.
À ce stade, la Police républicaine rapporte donc une interpellation suivie d’une perquisition, d’une expertise médicale et d’une présentation au parquet. Aucune condamnation n’a été prononcée contre l’intéressé. La suite du dossier dépendra des actes judiciaires à venir et de l’appréciation des juridictions saisies.