La presse nigérienne a diffusé, le 23 octobre 2026, le récit d'un inspecteur de police, Habibou Oumarou Maman, qui affirme avoir été approché dans le cadre d'un projet visant selon lui à déstabiliser le Niger. Le compte rendu de son audition, relayé par la Radiotélévision du Niger (RTN) et publié par Lesahel, mentionne des acteurs et des lieux situés « entre le Bénin et le Nigeria ». Ces informations ont des répercussions potentielles sur les relations régionales, mais à ce stade elles restent des allégations rapportées par les médias nigériens.
Les faits rapportés par l'inspecteur
D'après le texte mis en ligne par Lesahel, l'inspecteur explique avoir été approché pour participer à des actions destinées à créer des troubles publics. Il décrit des étapes d'un plan qui, selon lui, comprenait la distribution de tracts et l'organisation d'attroupements au cours desquels des tirs auraient été projetés pour faire des blessés. Il affirme par ailleurs qu'un exécutant du projet a été arrêté et que d'autres personnes impliquées ont pris la fuite.
« Je me nomme Habibou Oumarou Maman. Je suis né le 26 novembre 1990 à Konni... Après la mise en échec d’un projet de déstabilisation qui visait à afficher des tracts de nuit... l’exécutant du projet a été arrêté et les autres ont pris la fuite. Le principal commanditaire, le nommé Kader Wilik, ami de Fada qui se trouve actuellement entre le Bénin et le Nigeria, m’avait demandé d’aller récupérer des affiches à Harobanda... » — audition rapportée par la RTN et publiée par Lesahel.
Le témoignage contient des éléments précis de nommage et de localisation, notamment la référence à une personne dite « entre le Bénin et le Nigeria ». La diffusion de ces propos par les médias nigériens a suscité l'attention régionale, mais Lesahel et la RTN restent les diffuseurs du récit publié.
Procédure et recoupements
Aucun élément de la dépêche ne fait état d'une procédure ouverte ou d'une saisie des autorités béninoises en lien avec ces allégations. Les accusations proviennent d'une audition interne décrite par l'inspecteur et relayée par la presse nigérienne. À la date de publication de ces dépêches, aucune déclaration officielle d'une autorité béninoise confirmant ou infirmant une implication n'est mentionnée dans le texte consulté.
- Source primaire : audition de l'inspecteur rapportée par la RTN et reproduite par Lesahel.
- Nature des informations : allégations internes et récit d'un agent de police nigérien.
- Situation judiciaire : pas de mention d'une procédure judiciaire engagée au Bénin en lien avec ces faits dans les éléments publiés.
La lecture attentive du document diffusé par la RTN conduit à distinguer les faits allégués, qui concernent une enquête nigérienne, et l'absence, pour l'instant, de lien procédural formel avec des instances béninoises. Toute mise en cause d'acteurs transfrontaliers appelle des vérifications par les autorités compétentes des pays concernés ; ces vérifications n'apparaissent pas dans les éléments d'information publiés par Lesahel au moment de la reprise.
Les médias invoqués rapportent un témoignage détaillé ; la prudence reste de mise, conformément au principe de présomption d'innocence, tant que des décisions judiciaires ou des communiqués officiels provenant des autorités nationales n'auront pas été rendus publics.