Le tribunal d’Abomey-Calavi examine une affaire d’escroquerie présumée liée à une opération de recrutement de plusieurs dizaines de candidats pour le Canada. Le prévenu a comparu le 28 octobre 2026, au cours d’une audience durant laquelle les plaignants ont évoqué la collecte de plus de 30 millions de FCFA. L’affaire, rapportée par Bip Radio, doit être appelée à nouveau le 1er décembre 2026.
Des sommes réclamées à plusieurs candidats
Selon le représentant des plaignants cité par Bip Radio, le projet présenté aux candidats aurait été décrit comme un recrutement conduit par le Premier ministre canadien. Le même représentant accuse le prévenu de s’être présenté comme un policier en service au Canada. Ces éléments sont au cœur des accusations examinées par la juridiction, mais ils n’ont pas encore été établis par une décision de justice.
D’après les déclarations rapportées à l’audience, les fonds auraient été versés par plusieurs personnes intéressées par un départ vers le Canada. Le montant avancé par la partie plaignante dépasse 30 millions de FCFA. Le représentant des plaignants affirme également que le promoteur présumé aurait disparu en 2024, après avoir reçu les sommes.
- Juridiction : tribunal d’Abomey-Calavi ;
- Date de l’audience : 28 octobre 2026 ;
- Montant évoqué par les plaignants : plus de 30 millions de FCFA ;
- Prochaine audience annoncée : 1er décembre 2026.
Les explications du prévenu devant les juges
À la barre, le prévenu a contesté la présentation des faits faite par les plaignants. Il a expliqué avoir été en relation avec des interlocuteurs installés au Canada et leur avoir transmis les passeports des candidats afin que soient engagées des démarches liées aux visas. Selon sa version, ces documents auraient ensuite été bloqués au haut-commissariat.
Cette défense est désormais confrontée aux déclarations des personnes qui disent avoir remis de l’argent dans le cadre de l’opération. Le compte rendu de Bip Radio ne précise pas, dans les éléments rapportés, les suites exactes réservées aux passeports ni la nature des relations entre le prévenu et les interlocuteurs évoqués au Canada.
Une procédure toujours en cours
L’audience du 28 octobre n’a pas mis fin à la procédure. Le dossier doit revenir devant le tribunal d’Abomey-Calavi le 1er décembre 2026, date à laquelle les parties pourraient poursuivre leurs explications devant les juges. À ce stade, le prévenu est poursuivi dans une affaire d’escroquerie présumée et aucune condamnation n’est mentionnée dans les informations disponibles.
Les accusations portant sur les promesses de recrutement, l’identité professionnelle que le prévenu aurait revendiquée et l’utilisation des fonds devront être examinées dans le cadre judiciaire. La décision du tribunal permettra d’établir, le moment venu, les responsabilités éventuelles dans cette affaire qui implique plusieurs candidats au départ et des sommes importantes.