La coopération navale entre la France et le Bénin s’est poursuivie à Cotonou à l’occasion d’une escale du porte-hélicoptères amphibie engagé dans l’opération Corymbe. Arrivé le 22 octobre 2026, le bâtiment a quitté le port béninois après une semaine d’activités conjointes, le 27 octobre. Cette séquence a réuni des militaires français et des membres de l’armée béninoise autour d’exercices consacrés à la coordination des équipages et au partage de savoir-faire.
Des entraînements conduits dès l’arrivée du bâtiment
La première journée a commencé par la visite du navire par Nadège Chouat, ambassadrice de France au Bénin. Les échanges opérationnels ont ensuite porté sur plusieurs composantes du bâtiment. La flottille amphibie a présenté le radier ainsi que les engins de débarquement du porte-hélicoptères amphibie. Une section de fusiliers marins a, de son côté, assuré une instruction consacrée aux procédures de visite d’un bâtiment.
Les plongeurs français et béninois ont également effectué une plongée sous la coque du navire dans le port de Cotonou. Cette activité a été complétée par un exercice conduit à bord du Cofou, patrouilleur de la Marine nationale béninoise. Les artilleurs des deux pays y ont travaillé sur le maniement d’armes, notamment autour de l’utilisation, des règles d’emploi et de la maintenance d’une mitrailleuse de 12,7 millimètres.
Un exercice de sécurité et une phase amphibie
La coopération a aussi comporté une mise en situation d’incendie sur le pont 01 du bâtiment français. L’exercice devait permettre de tester la réactivité des deux équipages face à ce type d’incident simulé. Les activités ont ainsi associé la découverte des équipements, l’instruction technique et des séquences destinées à coordonner les interventions des personnels français et béninois.
Le temps de l’escale a également été ouvert à plusieurs délégations civiles les 23 et 26 octobre. Des étudiants de la faculté de droit et de sciences politiques de Parakou, des familles de ressortissants français, des agents de l’ambassade ainsi que des lycéens d’un établissement hôtelier ont été accueillis à bord. Ces visites ont constitué un volet civil de la présence du bâtiment français au Bénin, parallèlement aux activités menées avec les forces armées.
Une séquence conjointe pour clore l’escale
Le dernier temps fort s’est déroulé le 27 octobre avec un exercice amphibie franco-béninois. Le groupement tactique embarqué de l’armée de Terre française a d’abord présenté les régiments présents à bord et les moyens mobilisés pendant la mission. Les forces béninoises ont ensuite pris part à la séquence en débarquant à l’aide d’un engin de débarquement amphibie standard.
Selon le ministère français des Armées, cette escale, qui constituait la troisième du porte-hélicoptères amphibie, a permis d’enchaîner des activités d’instruction, des exercices techniques et une manœuvre amphibie. Elle s’inscrit dans les actions de coopération conduites entre la France et l’armée béninoise, avec un travail commun sur les procédures, l’emploi des équipements et la coordination des personnels.
- 22 octobre 2026 : arrivée du bâtiment français à Cotonou et lancement des activités de coopération ;
- 23 et 26 octobre : accueil de délégations civiles à bord ;
- 27 octobre : exercice amphibie conjoint et fin de l’escale.