Un stock de marchés ouverts et un reste à mandater élevé
Les conclusions de l’audit du Fonds d’appui au développement des communes (FADeC) pour l’exercice 2025, présentées aux autorités communales de Cotonou le 20 octobre 2026, pointent la présence de 18 marchés non soldés à la mairie au 31 décembre 2025. Le montant du reste à mandater sur ces dossiers atteint 439,58 millions de FCFA, dont 399,60 millions de FCFA sont imputables à des ressources FADeC, selon Le Matinal qui rapporte les résultats de l’audit.
Des dossiers anciens et une faible consommation des crédits
L’évaluation indique que certains marchés encore en souffrance datent de 2012, signe d’un stock de dossiers anciens non résolus. Sur l’ensemble des crédits audités, le rapport relève une faible consommation : le taux d’engagement est estimé à 17,6 % et le taux de mandatement à 29,16 %. Pendant l’année 2025, un seul paiement partiel a été enregistré sur ces marchés non soldés.
- 18 marchés non soldés à la mairie de Cotonou au 31/12/2025;
- 439,58 millions FCFA de reste à mandater au total;
- 399,60 millions FCFA provenant des ressources FADeC;
- Taux d’engagement : 17,6 % ; taux de mandatement : 29,16 %.
Ce que dit l’audit et quelles questions pour la gestion communale
L’audit met en évidence des insuffisances dans le rythme de mise en paiement des marchés et une appropriation limitée des crédits alloués sur la période contrôlée. Les chiffres publiés posent des questions pratiques pour l’exécution des travaux et la continuité des services municipaux, ainsi que pour la relation entre la mairie et les fournisseurs concernés par ces marchés anciens.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Nombre de marchés non soldés | 18 |
| Reste à mandater (total) | 439,58 millions FCFA |
| Part imputable au FADeC | 399,60 millions FCFA |
| Taux d’engagement | 17,6 % |
| Taux de mandatement | 29,16 % |
Contexte et portée
Le FADeC finance des projets de développement local et des prestations au profit des communes. Un stock de marchés non soldés et une faible absorption des crédits peuvent retarder la réalisation d’infrastructures et affecter la trésorerie des entreprises prestataires, en particulier des petites et moyennes structures. Les résultats de cet audit, restitués aux autorités communales, devraient alimenter les décisions visant à régulariser les paiements et à améliorer la gestion des marchés publics locaux.
La séance de restitution du 20 octobre 2026 a permis aux autorités municipales de prendre connaissance des constats formels de l’audit. Le rapport constitue désormais un document de référence pour toute action corrective décidée par la mairie de Cotonou et les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets financés par le FADeC.