Le gouvernement béninois lance un dispositif national destiné à améliorer les démarches administratives. Présenté le 28 octobre 2026 à Cotonou par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou, et le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, le Prix national de la simplification administrative met 40 millions de FCFA en jeu. Les candidatures sont ouvertes du 29 octobre au 12 novembre 2026.
Une initiative ouverte à l’ensemble des services de l’État
Le concours vise à recueillir et à distinguer des propositions capables de rendre les prestations publiques plus simples, plus rapides, moins coûteuses et plus accessibles. D’après la présentation faite lors de la conférence de presse, le dispositif ne concerne pas uniquement les formalités effectuées auprès des ministères. Il s’étend à l’ensemble des services de l’État.
Les organisateurs recherchent ainsi des solutions concrètes pour alléger les procédures et limiter les contraintes auxquelles les usagers peuvent être confrontés. Le mécanisme présenté par l’exécutif repose sur la participation de personnes susceptibles d’identifier des améliorations dans le fonctionnement des services publics et de formuler des réponses applicables.
Les pistes retenues par le gouvernement
Plusieurs domaines d’intervention sont cités dans la présentation de l’initiative. Les propositions peuvent porter sur la réduction des délais de traitement, la diminution des déplacements exigés des usagers ou encore la transformation numérique des démarches. L’automatisation de certaines opérations fait également partie des orientations mentionnées.
- réduire le temps nécessaire au traitement des dossiers ;
- éviter aux usagers des déplacements répétés ;
- faciliter la dématérialisation et l’automatisation des formalités ;
- permettre aux administrations de partager des informations afin de ne pas réclamer plusieurs fois les mêmes pièces.
L’archivage électronique et l’échange de données entre administrations figurent aussi parmi les solutions envisagées. Le gouvernement présente ces leviers comme des moyens de diminuer les tracasseries administratives et d’améliorer la qualité du service public.
Un objectif de réduction des délais et des coûts
La simplification recherchée doit produire des effets à la fois pour les particuliers, les ménages et les entreprises. Dans la présentation du prix, l’exécutif estime qu’une procédure raccourcie permet de restituer du temps aux usagers et de réduire les dépenses liées aux démarches. Il établit également un lien entre l’allègement des formalités imposées aux entreprises et l’amélioration de l’activité économique.
« Si aujourd'hui nous sommes capables de faire une prestation en une journée, pourquoi demain, on ne chercherait pas à la rendre en une heure ou en deux heures de temps ? »
Par cette déclaration rapportée lors de la conférence de presse, Wilfried Léandre Houngbédji a illustré l’ambition affichée : accélérer l’exécution des prestations lorsque les conditions techniques et administratives le permettent. Le prix est donc présenté comme une prime à l’innovation administrative, au-delà d’une simple distinction honorifique.
Les principales échéances annoncées
| Élément | Information |
|---|---|
| Présentation de l’initiative | 28 octobre 2026, à Cotonou |
| Ouverture des candidatures | 29 octobre 2026 |
| Date limite | 12 novembre 2026 |
| Montant annoncé | 40 millions de FCFA |
Les éléments publiés dans le cadre de cette annonce précisent l’objectif général du prix, les champs de propositions et la période de dépôt des candidatures. Ils ne détaillent pas, dans les informations disponibles, la répartition des récompenses ni les modalités d’évaluation des dossiers. Le dispositif doit toutefois permettre de faire remonter des idées portant sur les différentes administrations et sur les démarches auxquelles les usagers sont confrontés.