Le projet de loi de finances du Bénin pour 2027 prévoit 797,5 milliards de FCFA d’investissements publics identifiés comme liés au climat. Ces crédits figurent dans la note d’analyse climatique annexée au texte budgétaire transmis au Parlement. Les données ont été analysées par La Marina BJ et reprises par Benin Web TV.
L’adaptation concentre l’essentiel de l’enveloppe
La programmation donne la priorité à l’adaptation aux effets du changement climatique. Cette composante représente 682,6 milliards de FCFA, contre 114,9 milliards de FCFA pour l’atténuation. Dans le premier cas, les investissements visent à mieux protéger les populations, les infrastructures et les activités économiques face aux risques climatiques. L’atténuation concerne, pour sa part, les actions destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La répartition sectorielle place le ministère du Cadre de vie et des Transports en tête des administrations concernées, avec 361,2 milliards de FCFA. Le secteur regroupant l’Énergie, l’Eau et les Mines arrive ensuite avec une programmation proche de 127 milliards de FCFA. L’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique se voient attribuer 108,46 milliards de FCFA, tandis que l’Agriculture, l’Élevage et la Pêche concentrent près de 60 milliards de FCFA.
Un marquage étendu à tous les projets publics
La note climatique marque une évolution dans le suivi des dépenses publiques. Le marquage climatique, qui permet de déterminer la contribution d’un projet aux objectifs d’adaptation ou d’atténuation, est désormais appliqué à l’ensemble des projets inscrits au Programme d’investissement public. Les exercices antérieurs portaient principalement sur certains domaines d’intervention.
- 797,5 milliards de FCFA d’investissements publics associés au climat sont prévus pour 2027 ;
- 682,6 milliards de FCFA sont orientés vers l’adaptation ;
- 114,9 milliards de FCFA sont destinés à l’atténuation ;
- le marquage couvre désormais l’ensemble du Programme d’investissement public.
Cette classification ne correspond pas à des décaissements déjà réalisés. Les montants présentés sont des prévisions budgétaires liées à des projets programmés pour l’exercice 2027. Leur inscription dans la note d’analyse climatique permet d’identifier la part des investissements publics associée aux enjeux climatiques, sans établir à ce stade un bilan d’exécution.
Une programmation inscrite dans le projet de budget 2027
Le Conseil des ministres a décidé, le 7 octobre 2026, de transmettre au Parlement le projet de loi de finances pour 2027. Celui-ci est équilibré en ressources et en charges à 4 757,029 milliards de FCFA. À titre de comparaison, la loi de finances rectificative pour 2026 s’établissait à 4 148,357 milliards de FCFA.
Les investissements identifiés comme climatiques représentent ainsi une composante de cette programmation budgétaire globale. Leur ventilation entre adaptation et atténuation, ainsi que l’élargissement du marquage à tous les projets publics, fournissent un cadre de lecture plus large des choix d’investissement de l’État pour 2027. Le projet reste soumis à l’examen et à l’adoption du Parlement.