Baisse mondiale, foyers régionaux persistants
La 13e édition du Global Terrorism Index (GTI) 2026, qui porte sur les données de 2025, révèle un recul marqué du terrorisme à l'échelle mondiale. Selon le rapport, le nombre de décès dus au terrorisme est passé à 5 582 en 2025, soit une baisse de 28% par rapport à l'année précédente, tandis que le nombre total d'attaques diminue de 22%.
Afrique de l'Ouest toujours au cœur de la menace
Malgré cette amélioration globale, le GTI souligne que l'Afrique subsaharienne demeure l'épicentre de la violence terroriste. Le Sahel concentre une part importante des pertes humaines liées à ces groupes armés. Le rapport place quatre pays d'Afrique de l'Ouest dans le top 5 mondial des pays les plus affectés :
- Burkina Faso : 2e rang mondial, 846 morts (baisse de 45%).
- Niger : 3e rang mondial, 703 morts.
- Nigeria : 4e rang mondial, 750 morts (hausse de 46%).
- Mali : 5e rang mondial, 341 morts.
Le rapport met en garde contre une évolution géographique de l'instabilité : après des décennies concentrées dans les zones sahéliennes et le bassin du lac Tchad, des risques émergent désormais dans des pays côtiers d'Afrique de l'Ouest.
Le Bénin mentionné pour une hausse d'attaques
Le GTI note une hausse sensible des attaques imputées au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) au Bénin, qui figure au 19e rang du classement. Le rapport n'avance pas de chiffre national précis pour le Bénin dans l'extrait publié, mais signale que l'instabilité gagne du terrain et menace désormais des espaces frontaliers et côtiers.
Facteurs et dynamiques régionales
Le GTI analyse également les ressorts économiques et opérationnels des groupes armés : au Sahel, les katibas tirent des revenus importants de l'exploitation de ressources (orfèvrerie, orpaillage), de la taxation des déplacements de bétail, et du contrôle de pans du commerce transfrontalier. Ces composantes économiques expliquent, selon le rapport, la résilience et l'adaptabilité des groupes malgré les opérations militaires.
| Pays | Rang mondial | Décès (2025) |
|---|---|---|
| Burkina Faso | 2 | 846 |
| Niger | 3 | 703 |
| Nigeria | 4 | 750 |
| Mali | 5 | 341 |
| Bénin | 19 | non précisé dans le rapport |
Ce que dit le rapport pour la sous-région
Le GTI souligne l'extension des zones d'influence des groupes armés, citant notamment l'expansion d'ISWAP et de Boko Haram dans le bassin du lac Tchad, ainsi qu'une progression des menaces vers des États côtiers. Le document met en exergue la nature transfrontalière de ces menaces, qui complexifie la réponse sécuritaire et humanitaire dans la sous-région.
Pour le Bénin, l'apparition de violences liées au JNIM, même si elles restent à ce stade moins massives que dans les pays sahéliens, appelle une vigilance accrue des autorités et des partenaires régionaux. Le GTI fournit un diagnostic chiffré à l'échelle mondiale et régionale, mais n'entend pas substituer aux bilans nationaux des instituts ou des autorités locales, qui demeurent les sources pour des données détaillées par pays.